« La grève illimitée prévue à compter du 8 février prochain est maintenue, si la tutelle ne daigne pas répondre favorablement à notre plate-forme de revendications », lance le porte-parole du syndicat algérien des paramédicaux (SAP).
Au deuxième jour du mouvement de grève, lancé par le SAP, le porte-parole de cette entité syndicale estime que cette action de protestation a été « un franc succès ».
«Ce mouvement de grève a été massivement suivi au niveau national, et dont le taux de participation a atteint 91, 45% en ce deuxième jour de grève», a indiqué M. Lounés Ghachi, qui s’exprimait hier, lors d’une conférence de presse tenue au niveau de son siège national, à Alger.
Dans la matinée d’hier, le corps des paramédicaux a entamé une marche dans l’enceinte de CHU Mustapha Pacha. En effet, ni les intimidation pratiquées par l’administration, ni le temps pluvieux enregistré hier, n’ont empêché les infirmiers en blouses blanches, portant une petite inscription « paramédical en grève », d’observer leur marche à l’intérieur même du CHU Mustapha Pacha. Quant au ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, il avait réagi au premier jour de la grève, en rassurant les paramédicaux que « Son département a pris en charge leurs deux principales revendications de cette corporation, notamment, l’augmentation de salaire et l’élaboration de leur statut particulier, et que ce dernier dossier a été déposé au niveau de la direction générale de la fonction publique (DGFP)».
Le porte-parole du SAP a, à cet effet, déploré le fait que «Le dossier du statut particulier ait été déposé sans encrage juridique. C’est-à-dire la prise en considération du protocole d’accord entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère de la Santé ainsi que le décret de création des écoles supérieurs paramédicales ».
« Si notre dossier du statut particulier a été déposé au niveau de la DGFP, ce n’est pas au ministre de la Santé de nous le faire savoir, mais c’est au directeur général de la Fonction publique de nous informé si le dossier a été accepté ou non », a rétorqué M. Lounés Ghachi. Et d’ajouter qu’« il n’y a pas de PV qui démontre que notre dossier de statut particulier a été réellement déposé au DGFP ».
Le conférencier a, en outre, dénoncé « la fuite en avant » de la tutelle qui, à chaque fois, « jette la balle dans le camp de la direction générale de la fonction publique ». « Le ministre de la santé doit revoir sa politique », s’écrie M. Lounés Ghachi qui regrette le fait que « le corps paramédical est à chaque fois exclu ».
Questionné sur la conférence nationale de la santé qui aura lieu aujourd’hui, et ce, jusqu’au 05 février prochain, M. Ghachi dira que « Le ministre doit d’abord régler les problèmes du terrain avant de passer à l’examen du projet de loi sur la santé en cours d’élaboration ».
Le personnel paramédical, faut-il le souligner, réclame l’amélioration des conditions socio-professionnelles du personnel paramédical. Le SAP exige également l’élaboration d’un statut « tel qu’il a été négocié par la commission SAP/MSP ».
Lemya Ouchenir

