Pour la promotion du livre amazigh

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C’est sous le signe de la paix et de la réconciliation nationale que s’est déroulée la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Salon du livre et du multimédia amazigh au CIAJ de Bouira, hier, vers midi. C’est du moins ce qui ressort des différentes interventions du directeur de la Bibliothèque nationale, du directeur de la promotion culturelle au HCA et du wali de Bouira, lors de l’inauguration de ce rendez-vous culturel. Organisé par le Haut-Commissariat à l’Amazighité avec la participation de la Bibliothèque nationale et la wilaya de Bouira, cet événement a été l’occasion pour le public de rencontrer et de découvrir de nouveaux ouvrages en tamazight et/ou sur tamazight ainsi que leurs auteurs.Egalement présents à ce rendez-vous culturel, des maisons d’édition (Azur, Apic, Anep, Enag, Casbah, Assirem…) exposant différentes œuvres contemporaines de grands écrivains. L’exposition de livres et d’ouvrages anciens de la Bibliothèque nationale aura connu un engouement particulier, notamment avec l’espace réservé à la littérature amazighe. Récits de Kabylie, campagne de 1857, les œuvres de Hanoteau, J. M. Dallet jusqu’à Salem Chaker en passant par d’autres auteurs moins connus.En axant leurs interventions sur la nécessité de réconcilier l’Algérie avec son histoire, les personnalités qui se sont succédés à la tribune ont mis en exergue la nécessité de “dépasser l’oralité pour miser sur l’écrit”. Toujours dans le cadre de la promotion de la culture amazigh, le directeur de la Bibliothèque nationale s’est engagé à acquérir quelque 250 ouvrages auprès des écrivains et romanciers ayant publié leurs œuvres à compte d’auteur.Quelques auteurs sont intervenus pour souligner l’urgence de relancer la publication et de redynamiser le secteur tout en remerciant le HCA pour sa disponibilité et les efforts consentis. Brahim Tazaghart et Shamy du groupe Abranis, également invités par le HCA, se sont fait remarquer par leurs œuvres. Pour Shamy, venu spécialement de France pour présenter ses fascicules et contes pour enfants réalisés sur CD, l’heure est au sérieux : “Le politique est éphémère, par contre la culture est pérenne”.A noter la présence des associations Izelwan M’zab-Ghardaïa, Imedyazen d’Alger ainsi que d’une association culturelle des Aurès, qui présentaient leurs publications récentes. Tables rondes, caravanes du livre et du multimédia amazigh, marché du livre sont autant d’activités qui sont programmées durant ces trois jours. Les bibliobus qui sillonneront plusieurs communes de la wilaya iront directement à la rencontre du lectorat, ce grand absent dont on oublie souvent le rôle essentiel qu’il joue dans la redynamisation du livre amazigh ou du livre tout court.

B. Hafidh

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