Réclamant le paiement de leurs arriérés de salaires, qui s’élèvent actuellement à sept (07) mensualités, 230 employés de l’ex-ENPI poursuivent leur grève enclenchée la semaine passée.
Une grande banderole brandie, hier, devant le siège de ladite entreprise, à Boumerdès, résume l’état d’âme des protestataires : “Pas de reprise du travail sans la satisfaction de tous nos droits socio-professionnels. ”
“Personne ne se soucie de notre sort, alors que les travailleurs d’autres secteurs ne cessent de bénéficier de l’augmentation salariale», s’inquiètent ces employés; en précisant que leur situation est allée de mal en pis depuis 2008. Et en moins de deux ans, le cumul des arrières de salaires s’est élevé à sept mensualités, a-t-on expliqué en mettant encore l’accent sur l’impossibilité pour chacun de subvenir quotidiennement aux besoins élémentaires de sa famille.
Ce débrayage est enclenché aussi, selon les protestataires, en signe de soutien à “nos dix collègues qui viennent de partir à la retraite sans bénéficier du solde de tout compte. ”
On s’insurge contre la décision de la tutelle, de muter un bon nombre d’employés vers une entreprise similaire sise à Birtouta, du côté de Blida.
Salim Haddou
