Béjaïa Suscitant le courroux des villageois – Les écoles d'Ighil El Bordj et d’Adrar Oufrnou squattées

L’ école primaire des Frères Asselate, située au village d’Ighil El Bordj, celle d’Adrar Oufrnou, sont squattées par certaines familles.

Cela a mis en colère l’ensemble des habitants des villages de Tala Ouriane, Smina, Bouabane, Zermane, Ighil El bordj, Nator, Oussama, Adrar Oufrnou, Aïzouguen et Taourith. Pour dénoncer cette situation l’association des parents d’élèves et l’association Timsseyth ont organisé une assemblée extraordinaire, jeudi dernier à l’école primaire Ighil El bordj, en présence du président de la coordination des associations des communes de Béjaïa, M. Idir Z. De nombreuses personnes ont pris part à cette réunion, un des parents d’élèves nous dira :  » Nous sommes tous concernés par ce problème, je n’accepte pas que ces établissements deviennent des lieux de recasement, c’est un lieu de savoir où se construit l’avenir des enfants.  » Après avoir rappelé l’ordre du jour, le président de l’association Timsseyith, M. Natouri, fait savoir à l’assistance présente que l’association qu’il préside a déjà alerté l’APC de Béjaïa sur ce problème. Il dira :  » Lors de notre dernière réunion, qui s’est tenue le 07 février dernier au siège de l’APC avec le président, le chargé des travaux d’aménagement ainsi que les différentes directions, les mines, la santé l’hydraulique, transport&hellip,; nous avons exposé ce problème et ils ont retenu nos doléances, ils nous ont promis de régler cette situation dans les plus brefs délais, mais jusqu à ce jour rien n’est résolu et les occupants sont toujours là.  » D’après, les témoignages que nous avons recueillis sur place, la situation pédagogique dans le primaire à Ighil El bordj est décriée par de nombreux parents d’élèves. Puisque, d’après leurs dires, plusieurs enfants, qui ouvrent droit à une inscription au préscolaire, ne sont pas inscrits faute de places pédagogiques. Ils sont généralement inscrits dans des écoles lointaines se trouvant au centre-ville de Béjaïa », ce que confirme un autre parent d’élèves présent à cette réunion : « j’étais obligé d’inscrire mon fils a l’école primaire d’Aâmriw parce qu’ici il n’y a pas assez de places ». Ajouter à cela, le problème de surcharge des classes et les dysfonctionnements des chauffages en plein hiver. A ce sujet le président de l’association des parents d’élèves, M. Aït Ouarab, nous affirme que « plusieurs démarches ont été entreprises par l’association des parents d’élèves, relatives à la surcharge des classes et au préscolaire, pour résoudre d’une façon définitives, ces problèmes qui n’ont pas lieu d’être.  » Après un long débat, il a été décidé d’organiser un rassemblement des habitants au siège de l’APC de la commune de Béjaïa et la désignation d’une délégation qui représentera les habitants pour discuter avec les responsables sur leurs préoccupations et leurs exigences. Leurs revendications sont rédigées sous forme d’une déclaration dont une copie nous été donnée et sur laquelle nous pouvons lire leurs demandes :  » …de procéder à l’évacuation immédiate des familles recasées depuis le 08-02- 2011 à l’école d’Ighil El bordj, ensuite, de prendre les dispositions nécessaires pour le rétablissement de ces lieux en leur vocation première qui est celle du savoir et de l’éducation, et, enfin, de donner un délai de 30 jours, par les services concernés, pour évacuation des occupants des deux écoles primaires, à savoir celles d’Adrar Oufrnou, et des frères Asselate à Ighil El bordj. « Beaucoup de personnes que nous avons interrogées, à la fin de cette réunion, espèrent que cette action sera bénéfique et qu’elle aboutira.

D. E. Bayou