Au deuxième jour de la rentrée scolaire 2005/2006, le directeur de l’éducation de la wilaya de Bgayet, M. Mokhtar Meliesse a convoqué la presse pour faire le point sur la rentrée scolaire et l’entretenir, d’une manière générale, des problèmes inhérents au secteur dont il a la charge. De son long exposé et du débat qui s’en est suivi, les journalistes ont surtout retenu, pour l’ensemble de la wilaya, le manque criant et cruel de postes budgétaires relatifs aux personnels administratifs et de services. En effet, si pour les postes pédagogiques, les choses sont à peu près correctes, il n’en est pas de même, loin s’en faut, en ce qui concerne le personnel d’administration et de service, car dans les établissements du moyen et du secondaire, ces personnels sont non seulement utiles mais aussi indispensables que les enseignants. Et il n’échappe certainement pas aux décideurs que les enseignants ne peuvent dispenser fructueusement leurs cours sans un minimum de discipline et de ponctualité, chose dont sont responsable les adjoints d’éducation et sans un minimum d’hygiène et de propreté dans les salles de classes dont la charge revient aux agents de service. Le comble, concernant ces personnels est que, alors que les besoins en postes budgétaires augmentent sans cesse, ces derniers quand ils ne diminuent pas, stagnent. Depuis presque dix ans, pendant que les constructions, les réceptions et des mises en fonctions des CEM et des lycées se poursuivent normalement, il n’y a pas eu, selon les syndicats, la création du moindre poste budgétaire d’adjoint d’éducation ou d’agent de service. Et à chaque rentrée scolaire, les services de la DE se livrent à une terrifiante gymnastique pour faire fonctionner les nouveaux établissements crées. Ils transfèrent les postes budgétaires des établissements anciens vers les nouveaux. Et à la longue, toutes les cartes scolaires administratives des établissements sont devenues des plus squelettiques. Concernant la présente année scolaire (2005/2006), alors qu’il y a, indique le DE, la création de sept CEM et cinq demi-pensions pour le moyen et de trois demi-pensions et de deux internats pour le secondaire, le nombre de postes budgétaires crées pour faire fonctionner ces structures est jusqu’à ce jour, continue le DE, est toujours de zéro (0). Il va encore falloir grignoter dans Le premier responsable de l’éducation au niveau de la wilaya, s’est également largement étalé sur les nouveautés dans l’enseignement où il a noté que le nombre de filières dans le secondaire est réduit de 15 à 6 filières et où en 1er AS, il n’y a que deux troncs communs. Le tronc commun sciences et technologie et le tronc commun lettres. Il a par la suite entretenu son auditoire de l’enseignement de tamazight qui reste toujours optionnel et de l’équipement des lycées en matériel informatique.
B. Mouhoub
