Cela fait une semaine que les greffiers et le personnel du corps commun sont en grève pour protester conter leur marginalisation dans le secteur de la justice.
Dans une plate-forme de revendications dont nous détenons une copie, ces derniers demandent entre autres, leur retrait de la Fonction publique, la dissolution de leur actuel syndicat qu’ils disent non représentatif, l’augmentation des salaires, de revoir la gestion de leurs œuvres sociales tout en la décentralisant et la création d’un haut conseil au greffe.
Après une semaine d’arrêt de travail, ce n’est qu’avant-hier, que le ministère leur a demandé de déléguer des représentants à une réunion pour hier,avec le ministre pour essayer de trouver une solution à cette situation, ce qu’a refusé le syndicat de Béjaia au motif qu’un seul représentant par wilaya comme demandé ne peut régler le problème, d’autant plus qu’il n y a pas que les greffiers qui sont concernés par cette protestation car le corps commun est aussi partie prenante.
« Ce n’est pas une grève du moment qu’il n y a eu ni préavis ni service minimum, c’est plutôt une protestation avec arrêt de travail illimité jusqu’à satisfaction de nos revendication » dira l’un des greffiers rencontré à la cour de Béjaia. Cette situation a perturbé le fonctionnement de la cour et des tribunaux malgré la tentative de les remplacer par les huissiers de justice.
Effectivement en l’absence des greffiers, les audiences n’ont pas pu se tenir car la composante est quelque part illégale. Nous apprenons par ailleurs, que pour ces motifs, l’ordre national des avocats a instruit ces derniers à ne pas cautionner des audiences illégales et de demander à chaque fois le report de l’affaire.
Cette grève illimitée qui ne dit pas son nom est une manière pour ces corporations de crier à l’injustice dans le secteur de la justice, comme tiendra à le souligner un autre greffier. Toutefois, selon notre interlocuteur, ce n’est qu’après la réunion de leur coordination qui s’est tenue hier à Alger, que la décision d’envoyer une délégation pour négocier avec le ministre sera prise.
A. Gana

