Regroupement des professeurs de français à Boghni – Cap sur l'analyse des sujets d'examen

Depuis la dernière réforme de l’éducation et par ricochet de la manière d’élaborer l’épreuve de langue française au BEM, la façon d’organiser le questionnaire et son évaluation a changé. Ainsi, cette épreuve doit répondre à deux grandes parties, la compréhension de l’écrit sur 13 points et la production écrite (situation d’intégration) sur 7points. Pour analyser les compositions du premier trimestre et dans le souci d’évacuer toute équivoque dans l’élaboration des questions, l’inspecteur de langue française au moyen, M. Ahcène Cheballah, a regroupé avant-hier au technicum de Boghni, les enseignants de la matière dans les daïras des Ouadhias, Boghni, Draâ El Mizan et de Tizi-Gheniff. En premier lieu, le conférencier a insisté sur l’importance à accorder pour la coordination. « Il faut que vous travailliez en coordination, dans un respect mutuel entre collègues, sans qu’il n’y ait de problème de suprématie de l’un sur les autres. C’est l’efficacité qui est demandée. En dépit du manque de prérogatives conférées au responsable de la matière, ce dernier doit oeuvrer de manière à ce que tout se passe dans la sérénité en évitant tout conflit », a recommandé le représentant du ministère de l’éducation nationale à l’assistance. Ce point a soulevé tout de même un débat, tant attendu, quand on sait qu’il existe toujours des rivalités dans certaines cellules pédagogiques, mais l’inspecteur a tiré au clair les choses et les a remises à leur place. D’ailleurs, tout le monde s’est accordé à dire que cette coordination est plus que nécessaire dans la mesure où elle sert à renforcer le savoir des uns et des autres. La deuxième partie de cette réunion a été consacrée à l’analyse de pas moins d’une trentaine de sujets proposés en compositions, pour tous les niveaux à ce stade de l’enseignement. Les analyses ont porté surtout sur la manière de formuler les questions. Ces dernières, avait dit l’inspecteur, doivent être claires et précises. Elles doivent aider l’élève à comprendre le texte, qui est tout de même un tout qu’il faut démonter et remonter. L’orateur a donné des instructions à ces enseignants pour ne rien laisser au hasard. « Vous devriez faire preuve de rigueur dans tout ce que vous accomplissez. Il ne faut pas pénaliser l’élève, mais au contraire, il faut l’évaluer à sa juste valeur », a-t-il enchaîné. Et de conclure:  » tout le monde est averti et doit transmettre ce qui a été discuté aux membres de sa cellule. Ce sont nos enfants, nous sommes chargés de les éduquer et de les accompagner dans l’acquisition du savoir, c’est pourquoi, il faut le faire de manière consciencieuse et responsable ».

Amar Ouramdane