Maâtkas PCD 2011 – Priorité à l’assainissement

Dans le cadre du programme de développement communal (PCD), l’APC de Maâtkas a bénéficié à l’instar des 67 communes de la wilaya de Tizi-Ouzou, d’une enveloppe financière de deux milliards de centimes. Une enveloppe jugée insignifiante, par les autorités locales, qui voudraient avoir des budgets plus conséquents pour être en mesure de prendre réellement en charge les multiples doléances soulevées par les 35 000 âmes de cette municipalité repartis sur 45 villages et hameaux. Sachant qu’à Maâtkas le réseau d’assainissement peine à atteindre les 40 % de couverture, les élus n’ont d’autre choix que de se pencher prioritairement sur ce volet. Du coup il a été décidé de réaliser six tronçons d’assainissement à travers six villages de la municipalité. Ighil Issiouéne, Adjaba, Makchfal, Tizi Tzougerth, Anegah et Had Moussa sont les villages concernés par cette opération. D’autres opérations sont retenues dans le même cadre du PCD, à savoir l’engravement des pistes Thakhribt Ben Chabane et Ighil Issiouéne vers le stade. Il est aussi question de réaliser un mûr de soutènement à Tighilt Kourchi Iazithéne et le dallage de la piste Tagmou Ouffela vers Tala Hamou en béton armé sur une distance de 375 mètres linéaires. Le P/APC indiquera à ce sujet : « Notre commune est si pauvre et si enclavée qu’il nous faut plus de financements pour rattraper le retard. Pendant que les autres municipalités procèdent à des opérations de luxe, à savoir le dallage des parcs communaux, la construction de foyers de jeunes et de nouveaux sièges de mairies, nous, par contre, on n’est pas encore sorti de l’assainissement. Plusieurs villages ne sont toujours pas raccordés au réseau. Les responsables concernés doivent, en toute logique, tenir compte de l’importance du retard et du nombre d’habitants lors de la répartition des budgets. Il n’est pas juste de mettre toutes les communes sur un même pied d’égalité dans ce domaine. Une commune de 40 000 habitants a logiquement besoin de plus de financement que celle comptant parfois jusqu’à moins de 10 000 âmes ».

Hocine Taïb