Tizi-Ouzou Une session extraordinaire de l'APC est prévue aujourd’hui – Des vacataires paralysent la mairie depuis dimanche

Cent soixante et onze employés vacataires de la commune de Tizi-Ouzou ont poursuivi mardi pour le troisième jour consécutif, un mouvement de grève qu’il ont entamé dimanche après- midi, paralysant totalement le service d’état civil en vue d’amener les responsables concernés à régulariser leur situation par une titularisation à leurs postes de travail. Ils avaient déjà effectué des actions similaires par le passé amenant les autorités à y répondre  »par des promesses » pour lesquelles ils veulent désormais des  »garanties », a expliqué l’un d’eux.

“La fermeture de l’APC vise à exiger une réunion regroupant l’UGTA, les services de la daïra et de la wilaya en présence des travailleurs pour officialiser la décision de régularisation’’, a précisé notre source, en ajoutant, que lui et ses collègues ont décidé de rejeter l’option  »par vagues » comme l’ont prônée les responsables de l’APC.

Le maire de Tizi-Ouzou, M. Naguib Kolli, contacté lundi par la Dépêche de Kabylie, a assuré que tous ces travailleurs seront régularisés. Il tient à les tranquilliser sur ce sujet. Il a reconnu qu’il y a un cas d’un travailleur vacataire datant de 1985. Il est le plus ancien de tous. Ils sont plusieurs à être dans son cas, c’est-à-dire vivant de contrats les fragilisant dans leurs droits et les mettant à la merci d’éventuels abus.

M. Kolli a indiqué  »qu’une session extraordinaire de l’APC se tiendra dès mercredi (aujourd’hui) pour avaliser un plan de gestion des ressources humaines par lequel la régularisation interviendra ensuite par vagues, car on ne peut pas faire autrement », a-t-il dit. S’agissant des contrats qui ont été proposés aux travailleurs, il a ajouté qu’ils concernent les périodes 2008-2009. Ces contrats visent à permettre l’octroi aux employés des rappels pour ces périodes. Cette nouvelle fermeture de l’état civil est un autre coup dur à la population de Tizi-Ouzou, déjà obligée, en temps normal, à subir de longues files d’attente derrière les guichets pour se faire délivrer des pièces administratives indispensables à la confection de dossiers en tous genres.

B. M-S.