l L’emploi sur initiative locale (ESIL) et les indemnités d’activités d’intérêt général ne cessent de susciter un réel engouement chez les jeunes dans la commune de Maâtkas et ce nonobstant les maigres rémunérations que procurent ces « jobs ». En effet, plus de 800 demandes ont étés enregistrées au niveau du service social de la municipalité émanant particulièrement de la gent féminine en quête d’un premier emploi et d’une expérience professionnelle. Ni les 2300 DA (ESIL), ni les 3000 DA (IAIG) n’arrivent à inhiber cette volonté à occuper un « poste ». Beaucoup parmi ces jeunes sont persuadés aussi que travailler dans ce cadre pourrait aboutir à arracher un emploi permanent au niveau de la collectivité locale. Aujourd’hui, tout le monde est unanime à réclamer de prime abord la révision en hausse de ces rémunérations miséreuses et insignifiantes, mais aussi le quota attribué par les directions de l’emploi de jeunes et de l’action sociale au niveau de la wilaya aux municipalités. Ainsi, si l’on prend donc l’exemple de la commune de Maâtkas, où l’on dispose seulement de 70 postes ESIL et 96 postes IAIG, l’on se rend compte tout de suite de cet énorme écart qui frappe aux yeux entre la demande et l’offre. C’est vrai que jadis, ces emplois ne suscitaient pas cet afflux pour diverses raisons. Aujourd’hui, on se bouscule pour être pris au niveau du service social de la commune. En tout état de cause, le nombre de demandes est appelé à augmenter en raison de ce fort taux de chômage qui frappe la circonscription à l’instar, d’ailleurs des autres localités de la Kabylie. Alors, augmenter le nombre de postes mais aussi les salaires demeure impératif et… juste.
Idir Lounés
