Amari Hassan PD-G de l’ENSI – « Le secteur souffre d’une absence de stratégie globale »

Selon M. Amari l’absence d’une politique et d’une stratégie globale de développement de l’informatique est l’un des principaux facteurs qui empêche la promotion de ce secteur en Algérie. Celui-ci affirme que le niveau de l’informatique a baissé par rapport aux années quatre-vingts : « le développement de l’informatique est très timide et ne répond pas aux standards mondiaux » dit-il, lors d’une rencontre-débat animée hier, au niveau du cercle de presse du quotidien El moudjahid.

Le conférencier a étalé plusieurs problèmes dont souffre le secteur de l’informatique actuellement y compris l’absence d’une politique et stratégie globale de développement car chaque entreprise propose de timides essais qui n’aboutissent à rien, et cela est dû à l’absence d’une structure étatique chargée de la politique et de la stratégie de l’informatique nationale,en plus du manque de méthodologie qui ne répond pas aux standards internationaux pour le développement des technologies. Tout en ajoutant que le contenu est très faible : « je ne vois pas d’importantes choses concernant les créations que ce soit dans les banques ou dans les entreprises sauf de petites applications » a- t-il indiqué

En effet, l’orateur souhaite l’importance d’apporter des solutions conformes aux normes et aux standards internationaux pour développer les systèmes de l’informatique afin de réduire la fracture entre nous et les autres pays.

De ce fait, M Amari exige l’urgence de créer une structure étatique de type haut commissariat chargée de la politique nationale de l’informatique, ajoutant que chaque entreprise doit élaborer une politique et une stratégie en harmonie avec les plans de développement de l’entreprise et pour réaliser ces ambitions, il faut que la ressource humaine soit préparée et formée continuellement sur les nouvelles technologies qui ne cessent d’évoluer.

Par ailleurs, l’orateur a tenu à préciser que le travail doit commencer par la libération des mentalités en donnant à titre d’exemple l’utilisation du chèque électronique qui est un problème de mentalité et non pas de technologie, ajoutant la nécessité de l’appropriation de la technologie car selon lui, le recours à l’achat des solutions n’a pas donné des fruits tout au long de ces années « On a des compétences en Algérie, il faut les encadrer et savoir les utiliser parce que la création de la technologie est la seule solution qui permettra la promotion des systèmes de l’informatique », dit-il.

Samira Saidj