Draâ El Mizan En présence du directeur de l’Office national des terres agricoles de la wilaya – Les exploitants agricoles signent les cahiers des charges

La région de Draâ El Mizan au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou est purement agricole. Des milliers d’hectares sont en jachères pour de nombreuses raisons. On citera en premier lieu, l’acquisition de ces terres dans le cadre des EAC et EAI. Depuis la dissolution des domaines autogérés, ces terres fertiles ne servent presque à rien. N’étaient-ce certains céréaliers qui prennent le taureau par les cornes pour emblaver quelques centaines d’hectares, il n’y a rien d’autre. Pour faire le point sur la situation de ces terres, le directeur de l’ONTA (Office national des terres agricoles) de Tizi-Ouzou, s’est déplacé à Draâ El Mizan où il a tenu une réunion de deux heures avec les exploitants agricoles concernés en présence du deuxième vice président au maire de la région, le représentant de l’inspection agricole et celui de la subdivision du même secteur. Dans son allocution, le premier responsable de cet office agricole a d’abord donné des explications sur la création de l’ONTA, ses différentes missions et sa structuration au niveau national. Les exploitants agricoles ont vivement suivi cette intervention qui leur a permis tout de même de cerner de nombreux points relatifs à leurs intérêts pour s’occuper comme il se doit de ces terres, en vue de les exploiter de manière efficace et rationnelle. Un large débat a été ouvert à cet effet pour permettre aux exploitants agricoles de poser toutes les questions qui taraudent leurs esprits. S’en suivie alors une cérémonie de signature des cahiers des charges conformément à la loi 10-03 du 15 août 2010. Vraisemblablement, cette initiative vient régulariser tous ces fellahs dans l’exercice de leurs diverses activités. Ainsi, ils pourront jouir de manière légale de ces terres durant des années, conformément au cahier des charges, et projeter tous leurs projets en toute assurance. Sera-t-il un pas vers la revalorisation de l’activité agricole? Car, si ces terres sont réellement exploitées à leur juste valeur, on pourra dire que c’est un pas vers l’autosuffisance alimentaire non seulement de toute la région, mais aussi de toute la wilaya.

A. O.