Le nouveau chef de sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou, Moussa Bellabès devra prendre ses fonctions la semaine prochaine, à la place de Amar Djenati, relevé de ses fonctions à l’issue de la visite effectuée jeudi dernier, par le ministre de l’Intérieur et du directeur général de la sûreté nationale dans la ville des Genêts.
Une visite durant laquelle, Daho Ould Kablia accompagné du DGSN Abdelghani Hamel avait annoncé des mesures importantes concernant le renforcement de la sécurité au niveau de la ville de Tizi-Ouzou et ses environs.
La première mesure prise par le département de l’intérieur était la nomination du commissaire Moussa Bellabès comme nouveau chef de sûreté à la place de Amar Djenati.
Le nouveau responsable de la sûreté de Tizi-Ouzou, qui occupait le poste de chef de sûreté à Draria dans la wilaya d’Alger, ne viendra pas en terrain inconnu, lui qui avait déjà exercé dans plusieurs commissariats de la wilaya de Tizi-Ouzou, à l’image de Ain El Hammam et Tigzirt. Une situation qui fait que M. Bellabès connaît parfaitement la région et qu’il n’aura pas besoin de temps pour se familiariser avec les exigences de sa nouvelle fonction. Le choix porté sur sa personne n’est pas fortuit, disent les observateurs de la scène sécuritaire dans la wilaya, qui espèrent voir enfin la wilaya de Tizi-Ouzou sortir de son état d’insécurité et renouer avec son lustre d’antan lorsqu’on l’appelait « la petite Suisse ». S’il est vrai que son prédécesseur, avait fait de son mieux pour rétablir la sécurité en ciblant essentiellement les lieux de débauche et les milieux de banditisme dans la région, il n’en demeure pas moins que le constat après cinq mois d’exercice reste mitigé. « On ne rétablit pas la sécurité en s’attaquant seulement aux petits délinquants et laisser filer dans la nature les grands bandits qui écument les quartiers et villages au su et au vu de tout le monde » disent en chœur les citoyens de Tizi Ouzou.
Ces derniers ne cessent de réclamer la présence des policiers à travers toutes les localités de la wilaya, principalement les régions éloignées. Le chef- lieu de wilaya, est devenu ces dernières années, invivable surtout à la tombée de la nuit où il est devenu impossible de sortir de peur d’agression. « Je ne peux même pas sortir faire un tour la soirée en ville. C’est rare de trouver un commerce ouvert au delà de 17 heures surtout en hiver. Les gens ont peur des agressions au centre- ville alors que dire dans les coins reculés où il est impossible de se hasarder au-delà de certaines heures ». Une situation qui a fait réagir les différents comités de quartiers de la ville des Genêts, ces derniers mois en exigeant « le rétablissement de l’ordre et dénoncer l’impunité dont bénéficient certains individus, pourtant bien connus des services de sécurité». L’autre phénomène qui fait la hantise des tizi-ouzéens est celui de l’insécurité au niveau des établissements scolaires et surtout universitaires. Depuis le début de l’année, plusieurs marches et manifestations ont été organisées par les étudiants et les parents d’élèves pour dénoncer le phénomène. Les étudiants de Tamda et Boukhalfa ont, à plusieurs reprises, battu le pavé afin d’interpeller les responsables de leur inquiétude face à la multiplication d’actes d’agressions envers les étudiants et les travailleurs.
Les étudiants de ces deux localités espèrent voir la promesse d’installer des postes de police enfin exaucée fin de ne plus subir le dictat des agresseurs. Le nouveau chef de sûreté de wilaya aura également pour mission de finaliser le plan de la couverture sécuritaire dans la wilaya comme cela était convenu lors de la dernière visite du ministre de l’Intérieur et du directeur général de la sûreté nationale à Tizi-Ouzou où il a été décidé « un premier train de mesures ayant trait à la réorganisation et à la consolidation du commandement et de l’encadrement du corps, au redéploiement opérationnel indispensable ainsi qu’au renforcement des effectifs » comme cela a été souligné dans le communiqué du ministère.
Ali C.

