Les familles dont les habitations ont été touchées par le glissement de terrain survenu au début du mois de mars à Ikoubaene, sur une étendue de plus de 100 m, ont enclenché mercredi dernier, un mouvement de protestation, marqué par la fermeture du siège de l’APC de Aïn Zaouïa.
Il s’agit de 10 habitants en attente d’être relogés par les services communaux, d’autant plus que les maisons qu’ils ont du bondonner après le sinistre, sont classées inhabitables après la sortie effectuée sur le terrain par les agents du CTC, dépêchés par la direction de l’urbanisme de la wilaya. En fait, lors d’une réunion tenue au siège de la daïra de Draâ El Mizan, des solutions y ont été préconisées. Celle de recasement d’urgence a été décidée, à savoir l’aménagement des classes dans les écoles primaires de la localité de Boumahni, une opération sur laquelle l’APC s’est engagée après avoir à son tour, reçu des garanties de bénéficier d’une aide financière pour mener à bien les travaux de réparation et d’aménagement des espaces habitables réservés aux sinistrés. Toutefois, la lenteur constatée dans l’exécution de ce qui a été promis a accentué le sentiment d’abandon ressenti par les sinistrés, contraints d’être hébergés par des voisins, il y’a maintenant presque un mois. Pourtant, ils se sont montrés coopératifs au long de la dure épreuve qu’ils continuent de subir en acceptant notamment de bénéficier de logements à long terme, soit après la réception des 40 logements sociaux du chef-lieu, en plus de l’aide exceptionnelle proposée dans le cadre de l’habitat rural. En fin de compte, la journée de contestation organisée par les villageois a, semble t-il, apporté ses fruits du moment qu’on parle de recasement des familles sinistrées dans les prochains jours. Un compromis trouvé au cours des discussions engagées par les protestataires avec les autorités locales, à leur tête le P/APC.
M. Haddadi

