Un grand concert pour célébrer le printemps berbère

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Comme chaque année, la population franco-berbère célèbre le 20 avril, une date symbole de la longue lutte et du combat identitaire berbères.

En cette occasion, le groupe Media BRTV, en partenariat avec La Dépêche de Kabylie et Aigle Azur entre autres, organisera le 17 avril prochain au Palais des Congrès de Paris, un concert grandiose intitulé Nostalgies Berbères en hommage aux plus grandes voix disparues de la chanson kabyle, notamment Slimane Azem, cheïkh El Hasnaoui, Allaoua Zerrouki, Zohra, Youcef Abjaoui et Hnifa.

En effet, le rendez-vous rassemblera une pléiade d’artistes de différentes générations dont Kheloui Lounes, Amour Abdenour, Karim Yeddou, Ouardia Aissaoui, Taous et bien d’autres encore, dans un geste de témoignage pour ce que doivent la culture et l’art berbères à ces illustres piliers de la chanson kabyle. C’est une pensée qui revisitera fièrement la richesse et la diversité de leurs répertoires artistiques. L’initiative est certainement à saluer. Les regrettés Slimane Azem, Cheikh EL Hasnaoui, Allaoua Zerrouki, Zohra, Youcef Abjaoui et Hnifa méritent tous les égards, eux qui ont considérablement participé à monter l’édifice de la chanson et la culture berbères.

Les billets des places seront en vente dans les réseaux FNAC, Auchan, Carrefour, Ticketnet.fr, et dans les agences et réseaux habituels.

Le 20 Avril est une des dates les plus significatives du calendrier pour la communauté berbère. Elle est célébrée, depuis 1980, comme une fête qui exprime l’affirmation de l’identité amazighe. Tafsut Imazighen demeure cet événement à dater, depuis lequel la question berbère est posée publiquement et sans tabou. Le 20 avril 1980 constitue une date symbole de la longue lutte et combat identitaire berbère. Un combat qui a fini par porter ses fruits puisque Tamazight a trouvé la place qui est la sienne au sein de la société algérienne. N’est-ce pas ce combat qui a fait perdre à la Kabylie ses meilleurs enfants, qui a redoré le blason de la région et son identité ? Tamazight est enseigné dans les écoles, qui l’aurait cru et parier il y a quelques années ? L’abnégation et le sacrifice de tout un peuple a permis cette ascension qu’on qualifiera d’ailleurs de fulgurante.

Nassima Chebbah

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