Les élèves et leurs parents ont exprimé leur inquiétude ces derniers jours en ne voyant pas les bus de la commune faire, comme d’habitude la navette entre les villages et les établissements scolaires. Leur appréhension se justifie à l’approche de l’hiver vu les distances que leurs enfants ont à parcourir pour rejoindre l’école. Nous citerons, à titre d’exemple, que pour aller d’Ait Ailem ou Agoun N’Teslent au lycée Ben Bouaïd, sur une distance de six kilomètres, les lycéens doivent sortir de chez eux avant sept heures du matin pour ne pas rater les premiers fourgons de transport. D’après l’administrateur communal, la situation ne tardera pas à se normaliser malgré l’absence des bus en ce début de l’année. Nous apprenons par ailleurs que l’ensemble des véhicule affectés au transport scolaire a été envoyé en réparation à la SNVI, pour réparation et rénovation à neuf. Il était temps vu l’état de vétusté dans lequel ces cars ont circulé, l’an dernier. Ce qui a occasionné des pannes fréquentes qui ont occasionné des retards aux enfants. Nous apprenons, par ailleurs que la mairie vient d’acquérir un minibus neuf qui vient renforcer les cinq déjà opérationnels. Les élèves de la commune, habitant loin des établissements scolaires, seront en outre ravis d’apprendre que les bus affectés au ramassage scolaire reprendront leurs rotations dans une semaine. Cependant, il y a lieu de remarquer que, jusqu’à présent, seuls les villages les plus éloignés sont concernés par cette opération. Or, les enfants de Taourirt Menguellet et de Tamejout font, tout de même deux kilomètres, chaque matin et soir. Ils aimeraient qu’on pense à eux aussi car marcher sous la pluie ne serait-ce que sur une distance réduite puis rester en classe, avec des vêtement mouillés, n’est agréable pour personne.
N. B.
