Aït Yahia Moussa Projet du marché de proximité – L'assiette foncière dégagée

Avant la guerre de libération nationale, Aït Yahia Moussa, qui n’était pas encore une circonscription administrative, mais plutôt un douar, avait un marché qu’on appelait Souk N’Tléta qui représentait le point de chute des commerçants de la région. Aujourd’hui, elle est dépourvue de cet espace commercial. Pour l’histoire, le Colonel Krim Belkacem, à quatorze ans, avait accompagné son père, El Hadj El Hocine, qui l’avait présenté aux notables de la région en ce lieudit Souk N’Tléta. C’est dire que ce Souk a une histoire. Certes, le « souk » se tient toujours le mardi, mais il ne s’agit que d’un semblant de marché quand on voit ces quelques marchands vendre leurs produits à même sur le pont qui relie l’Ouest de la commune au chef-lieu, à telle enseigne que des encombrements y sont visibles de loin. Cela provoque même l’ire des passants. La décision de la wilaya de programmer des marchés de proximité au niveau des municipalités est bien accueillie par les autorités communales.

« Pour réguler ce genre d’activités, nous avons vite dégagé une assiette foncière, toute proche des quarante sept locaux en cours de réalisation, pour permettre aux services concernés d’ y implanter un grand hangar. C’est une superficie de deux mille mètres carrés », nous a confié à ce sujet, le maire d’Aït Yahia Moussa. Pour ce dernier, ce serait un grand soulagement si cette initiative se concrétisait.  » Au niveau de ce marché environ cent cinquante jeunes pourront lancer des activités diverses, et puis cela va régler le problème des marchands qui se tiennent n’importe où « , a-t-il ajouté. Notons qu’à Aït Yahia Moussa, les jeunes ne trouvent pas d’emplois, si bien qu’ils ont manifesté plusieurs fois pour exiger du travail. La plupart des jeunes vont voir ailleurs ou se mette à tamiser du sable dans l’oued, parfois au péril de leur vie.  » Nous n’avons pas un marché digne de ce nom », a préféré nous dire un habitant du chef-lieu qui a eu vent de cette nouvelle.

A. O.