La commune d’Agouni Gueghrane, à 16km du chef-lieu de daïra des Ouadhias, compte sept grands villages. Située au milieu de la montagne, elle ne possède que de trois salles de soins pour une population qui dépasse largement les 1 000 habitants. Les citoyens sont durement pénalisés, ils sont contraints de faire des kilomètres pour se soigner. Pourtant, cette contrée, connue par sa situation géographique assez dure, devait être dotée en infrastructures de santé. Les lacunes constatées dans ce secteur et l’éloignement de la salle de soins du chef-lieu de la localité ont poussé l’exécutif communal à inscrire deux unités de soins, durant l’année précédente, pour les villages de Tinesouine et Aït Ighil dont l’étude et la réalisation ont été entamés. A ce propos, le premier magistrat communal, M. Beddek, indiquera : «On aurait voulu que tout les villages soient dotés en unités de soins, car nos concitoyens souffrent de l’absence de cette commodité ils se déplacent à des kilomètres rien que pour faire des pansements. C’est pour cette raison que nous avons sollicité la construction d’unités dans les villages, afin d’en finir avec ce calvaire et de leur offrir une santé de proximité». Dans le même sillage, un habitant, rencontré au chef-lieu, n’a pas omis de solliciter également la réalisation d’une maternité dans la municipalité : « Des pertes humaines ont déjà été enregistrées au village n’Ath Argane, lorsque les routes ont été bloquées à la circulation pendant les fortes chutes de neige des années précédentes ».
M. Z.
