Draâ El Mizan La mercuriale s’empare du marché des fruits et légumes – La tomate à 120 DA, le haricot vert à 180 DA…

« Incroyable, on ne comprend rien. Du jour au lendemain, tout flambe ! », ne cesse de répéter un client devant l’étal d’un marchand de fruits et légumes où il lit  » Tomate : 120 dinars ». Et il continue:  » Il n’y a pas une semaine, elle se vendait entre trente et trente cinq dinars ». Tous les clients s’accordent à dire que le marché n’est jamais régulé. D’étal en étal, les prix varient. Chou-fleur à quatre vingt dinars, artichaut à soixante dix dinars, petits pois à cent vingt dinars, haricots verts à cent quatre vingt dinars et la liste est longue. Il faut dire aussi que les autres produits ne sont pas à la portée des bourses moyennes. A titre d’exemple, le kilo de sardines est cédé entre deux cents et trois cent dinars. D’autre part, nous avons constaté que le poulet et les oeufs ne font que grimper. Un oeuf à dix dinars, un kilo de poulet vif à deux cent quatre vingt dinar, alors que celui dit vidé est fixé à trois cents quarante dinars. Si les consommateurs n’arrivent pas à comprendre ces hausses soudaines et pérennes, les marchands trouvent toujours des explications. « C’est la loi de l’offre et la demande », nous a répondu tout simplement un vendeur de poissons. Et d’ajouter:  » Même à Zemmouri, le poisson coûte cher ». Alors que ce marchand de fruits et légumes nous égrène toute une panoplie de justifications.

Amar Ouramdane