La ville de Boghni a connu une journée mouvementée, suite à un appel anonyme largement diffusé au début de cette semaine, dans lequel des revendications allant jusqu’à demander le départ du chef de daïra ont été exprimées.
Ainsi en stigmatisant les autorités accusés de ne rien faire pour la collectivité à l’échelle de toute la circonscription, les contestataires voulaient crier leur ras-le-bol face à l’accumulation des problèmes liés beaucoup plus au cadre de vie et au manque d’initiatives à même d’améliorer le quotidien des citadins et des villageois, du fait que le mouvement enclenché est élargi aux zones rurales.
Cette contestation, portée par des dizaines de jeunes, issus des quartiers de la ville surtout, se voulant un moyen de faire pression sur l’autorité a semble- t-il, trouvé un écho favorable au vu de leur mobilisation constatée. Le mécontentement exprimé à travers des actions, à commencer par l’organisation d’une marche à laquelle ont pris part plus d’une centaines de personnes, plus particulièrement la catégorie de jeunes, apparemment désabusés durant ces dernières années, par le rendement des autorités locales, en entendant les slogans répétés au long du parcours de la marche, jusqu’à leur arrivée au siège de l’APC.
Le même siége, situé en plein centre- ville, a été fermé par les manifestants, ce qui confirme la radicalité du mouvement enclenché à Boghni, avant de continuer à manifester devant le siège de la daïra. En même temps, il faut signaler que des commerces ont baissé rideau à l’appel du groupe à l’origine de la protestation, même si certains d’entre eux,ont préféré ne pas répondre en laissant leurs locaux commerciaux ouverts. Pour ce qui des revendications proprement dites, l’appel lancé contient, entre autres, la réhabilitation de la stèle en état d’abandon de l’une des victimes du Printemps noir et l’amélioration de l’état de la daïra, tout en en denonçant un tas de griefs contre les autorités. Dans le même sillage, il y’a quelques jours, des bénéficiaires des locaux du programme présidentiel, nous ont contacté pour dénoncer le manque d’équité dans l’opération de distribution pilotée par les services de la daïra et d’autres organismes associés comme l’ANSEJ et la CNAC.
Enfin, nous avons appris dans l’après- midi, que le siège de la daïra a été fermé ce qui augure l’ émergence d’un mouvement de contestation à Boghni.
M. F.

