Tizi-Ouzou point de presse de L’ONEC locale – " Halte au terrorisme administratif ! "

Dans un point de presse organisé hier, le conseil local de l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC), revient à la charge et réitère les revendications des ayants- droit ,les enfants de chouhada, inscrites dans leur plateforme de revendications

Une plateforme qui renferme une dizaine de points. Le point relatif au non respect de la loi de 99/07 du 05 avril 1999 relative aux statuts (chahid, moujahid) a été longuement débattu. Cette même loi est, d’après les organisateurs, votée et publiée dans le journal officiel depuis plus de dix ans. Cela n’empêche qu’  » elle est verrouillée notamment par le ministre de tutelle ,celui des moudjahiddine ».

L’ONEC de Tizi Ouzou dénonce cette pratique et parle de  » terrorisme administratif  » auquel les enfants de chouhada et ayants- droit font face. . Aussi, les conférenciers évoquent la négligence et de cette même administration à l’égard des ayants -droit,les fils de chahid. Ils citeront pour exemple le cas d’un fils de chahid ayant déposé un dossier dans les normes et conformément à une nomenclature de constitution d’un dossier d’un ayant- droit afin de bénéficier de droit que lui confère la loi . Ce même dossier est  » oublié et est caché dans les tiroirs de l’administration, sans qu’aucune suite ne lui soit donnée « .

Par ailleurs, ils insistent sur plusieurs points, notamment l’uniformisation de l’article 25/2 à tous les enfants de chahid (garçons et filles), avec élargissement de l’ensemble des alinéas. La totale promulgation de la loi 99/07, y compris dans le cadre du principe de la promotion aux choix, aux grades et postes supérieurs. Sur ce point, les organisateurs parlent de  » certains employeurs qui justifient le fait de ne pas appliquer ce principe par le peu de place qu’ils ont par rapport à la demande, surtout celle des enfants de chouhada ». Ils veulent aussi l’élargissement avec leur support de profit à la valeur valorisante du SMIG à deux et demi pour cent (2,5%) la pension de retraite à l’instar des moudjahiddine.

Ceci, afin d’aplanir la dérive du droit social, professionnel aux ayants-droit en général (fonctionnaire et retraite). Ils se demandent  » s’il faut être moudjahid pour profiter de ce que la loi nous offre comme droit ? C’est vrai qu’il faut être moudjahid pour ensuite devenir chahid. Mais la chose qu’il ne faut pas oublier, c’est le nombre de chahid qui ont donné leur vie, laissant derrière eux des veuves, et des orphelins, pour que ce même moudjahid jouisse de ses droits. Nous voulons que cette loi soit appliquée de façon égale « . Ils s’interrogent aussi  » pourquoi les veuves de chahid, qui n’ont pas la qualité de moudjahidda ne perçoivent aucunes pension, alors qu’elles ont subies tous les aléas de la guerre. Une torture physique et psychologique à travers le fait d’être devenues veuves « . Dans un autre point, ils demandent d’unifier  » la qualité d’ayant- droit moudjahid, cadre de la révolution, aux chahid ayant donné leur vie pour l’Algérie « . Ils rappellent, une fois de plus, qu’aujourd’hui, ils ne font que  » dénoncer, mais demain, nous serons obligés de recourir à d’autres actions et cette fois-ci nous ne serons plus l’Organisation nationale des enfants de chouhada, mais L’organisation nouvelle des enfants courageux « .

Tassadit Ch.