M’Chedallah Campagne de vaccination du cheptel – La gamme de vaccins amputé de l’essentiel

En collaboration avec l’ensemble des communes de la daïra, la subdivision de l’agriculture de M’Chedallah vient de lancer, depuis une semaine, la traditionnelle campagne de vaccination du cheptel qui s’étalera jusqu’à la fin du mois de mai.

En plus de ses propres vétérinaires, cet organisme a fait appel, une nouvelle fois, aux praticiens privés afin de clôturer la compagne dans les délais.

Cependant, les éleveurs ne se bousculent pas pour faire vacciner leurs troupeaux et cela en raison de la gamme de vaccins, qui leur est proposée, se réduisant à l’Anti-fièvre aphteuse et à l’Anti-clavelée. Une qui gamme qui s’est rétrécie, depuis ces 05 dernières années, allant même jusqu’à en supprimer l’un des plus indispensables vaccins qu’est l’Anti-rabique (contre la rage). Alors que pour l’Anti- parasites, un vaccin au rôle important dans l’élevage bovin et ovin pour l’engraissement et l’embouche, sa disponibilité est quasiment utopique. D’où le peu d’engouement des éleveurs autour de cette campagne de vaccination. Ce qui revient à conclure que la situation de la couverture sanitaire animale est loin de ce que déclarent les gestionnaires de ce secteur qui déclenchent, chaque année, un charivari et autres tapages médiatiques autour d’une opération amputée de l’essentiel.

En plus des caprins qui sont évacué aussi (selon l’avis d’affichage à Saharidj), les deux animaux les plus proches de l’homme, le chat et le chien, qui contractent rapidement l’un des plus dangereux virus transmissible à l’homme, celui de la rage, qui peut provoquer une mort atroce après une longue agonie suite à une simple morsure ou griffure subie par un sujet. Pour revenir aux caprins (chèvres), et bien que le nombre de têtes est insignifiant et que les éleveurs de la région sont peu intéressés par cette race, il est néanmoins indéniable que les citoyens, poussés ces dernières années par la flambée des prix du lait aggravée par les pénuries aigues qui se sont manifestées, se sont rabattus sur la production laitière caprine, notamment à travers les races importées sensées être beaucoup plus productives que celles locales, ajouté à cela le facteur du coût d’acquisition encourageant d’une chèvre, qui n’excède pas les 15. 000 DA, et la facilité à la nourrir et à la parquer. Ce qui pourrait amener les autorités à s’investir plus sur cette race pour, enfin, régler l’épineux problème de la disponibilité laitière.

Oulaid Soualah