Malgré les multiples annonces faites par les autorités locales, le centre ville de Béni Douala, l’une des plus importantes régions de la wilaya de Tizi-Ouzou croule sous l’anarchie.
Le chef-lieu de la commune de Béni Douala, du bout à l’autre de la ville, sur près d’un kilomètre, est dans un état chaotique. La chaussée est réellement rétrécie et défoncée. Les travaux réalisés, à savoir l’assainissement, l’AEP et le gaz naturel ont sérieusement endommagé le bitume qui a totalement disparu par endroits. Les usagers et les habitants se plaignent sans cesse, en vain. Les trottoirs sont aussi dans un état lamentable. Les piétons doivent à tout moment regarder là ou ils mettent les pieds pour éviter toute chute. L’option, attention à la marche, doit être de mise à chaque nouveau pas. L’éclairage public est inexistant par endroits et les espaces verts n’ont pas encore droit de citée. Quant aux handicapés, aux non-voyants et aux mal-voyants, leurs peines à se déplacer sont augmentées par le mauvais état des trottoirs et même de la chaussée. Mohamed, un homme d’un âge avancé indiquera : «Béni Douala n’a pas connu de progrès sensibles. La ville n’a pas changé d’un iota. Elle est restée comme à l’époque coloniale. Ce n’est que maintenant que l’on enregistre certains travaux comme le gaz naturel et l’AEP. Mais la remise en l’état n’est pas assurée. Les travaux de l’amélioration urbaine sont renvoyés aux calendes grecques. Les élus doivent sortir de leurs bureaux pour s’occuper des problèmes réels de leur localité et de leurs administrés». Signalons tout de même qu’une source très proche de l’APC et au fait du dossier reconnaîtra : «L’état général dans lequel se trouve notre chef-lieu est effectivement peu reluisant. Les différents travaux réalisés ont contribué à la détérioration des trottoirs et de la chaussée. C’est au moins une preuve que Béni Douala avance. Nos concitoyens doivent savoir qu’un projet de l’amélioration urbaine de l’ordre de 20 milliards de centimes, est inscrit pour notre commune. D’ailleurs, les plans sont achevés depuis belle lurette. Le dossier est actuellement au niveau de la DUC. Nous saisissons donc cette opportunité pour réitérer notre demande au service concerné afin de débloquer les budgets et de passer aux choses sérieuses. Les travaux de souterrain étant maintenant achevés, il n’y a plus aucune raison d’attendre». Pour l’instant, la ville des Ath Douala, revêt toutes les caractéristiques d’un chef-lieu repoussant où il n’est pas facile de vivre. En hiver, les bottillons sont indispensables et en été il faut des masques pour ne pas inhaler les nuages de poussière qui s’élèvent à la moindre rotation d’une roue. Certes, les budget alloués aux communes ne sont pas conséquents, mais quelques retouches par ci et par là ne feront que du bien à tous les citoyens de la localité et aux nombreux visiteurs.
H. T.

