Aux termes d’une visite de travail et d’inspection de trois jours dans la wilaya de Béjaia, visite qui lui a permis de constater de visu les problèmes que vit la wilaya dans les secteurs de l’éducation et surtout de l’enseignement supérieur, problèmes dont il rendra compte à qui de droit dans un rapport détaillé le président de la commission permanente de l’APN de l’Education, de l’Enseignement supérieur et des Affaires religieuses, M. Abelmallek Zenir, accompagné d’une délégation de parlementaires, a organisé dans l’après-midi du mardi, au siège de la wilaya, en présence du wali une conférence de presse à l’effet de rendre compte de sa mission
Répondant à la question d’un journaliste qui soulève le problème de la pléthore des effectifs étudiants dans l’université de Béjaia, et notamment de la rentrée universitaire 2011/2012 où l’on s’attend à recevoir quelques 10000 nouveaux bacheliers, il indique qu’en attendant la rentrée 2013 où le programme de réalisation des infrastructures serait achevé la solution pourrait être trouvée par le biais de la solidarité universitaire, c’est-à-dire en envoyant quelques étudiants de certaines filières dans les universités voisines comme Sétif, Jijel et Constantine qui ont un excédant en places pédagogiques et en lits. Et au bout de deux ou trois ans, lorsque Béjaia aura rattrapé son retard en matière d’infrastructures, les étudiants qui voudraient revenir à Béjaia pourraient le faire et ceux qui se seraient acclimatés dans ces universités d’accueil pourraient y rester. Interrogé sur le pourquoi que certaines universités ont de l’avance en matière de constructions alors que d’autres, comme Béjaia, sont en retard, il répond que cela est dû non pas au manque de crédits comme certains pourraient le penser, mais à la capacité de réalisation des wilaya. Les entreprises réalisatrices préfèrent sans doute les wilayas où il y a moins de grèves et moins de fermetures de routes.
Il précise cependant que l’université de Béjaia, malgré difficultés que tout le monder connaît , reste l’une des université phare de l’Algérie et en particulier du Centre. Elle se classerait certainement parmi les 5 premières du pays. Elle a eu le mérite d’être parmi les premières universités à lancer le système LMD dans les conditions difficiles. Elle fait preuve de beaucoup d’innovations, et, comme tout le monde le sait, toute réforme appelle des résistances.
Abordant dans une réponse à une question le problème de ce qui serait le faible niveau des universités algériennes et de la fuite des cerveaux vers d’autres cieux, il fait remarquer qu’il y a là un paradoxe puisque d’un côté on avance qu’on a un niveau faible et de l’autre les quelques 25000 universitaires algériens qui ont fui le pays font le bonheur des universités de la France ou du Canada qui les ont accueillis.
S’agissant du CHU de Béjaia qui a fait coulé beaucoup d’encre et pas une seule truelle de béton, le wali de Béjaia, précise que celui-ci est inscrit dans le programme 2010/2014 et qu’une assiette de terrain de 39. 5 hectares lui est réservée sur la plateau de Sidi Bouderhem, nouveau pôle urbain de Béjaia. Le CHU sera réalisé suivant un plan type pour 5 établissements similaires prévus à l’échelle nationale, avec des adaptations légères n cas de besoin.
B. Mouhoub

