Distante de 11 km de la daïra d’Azazga, la commune de Yakouren souffre du problème d’insécurité depuis plusieurs années. Vols, drogue, agressions à l’arme blanche, les habitants n’en finissent plus. Ce climat de violence est dû à plusieurs facteurs. Depuis les événements du Printemps noir, notamment avec la mise en quarantaine de la Gendarmerie nationale, les malfrats ont trouvé le chemin libre pour commettre leurs délits, en l’absence totale des forces de l’ordre. Ajoutons à cela un autre phénomène qui prend des proportions alarmantes; il s’agit de la drogue qui se vend et se consomme presque au vu des passants qui restent indifférents. « Cette situation n’arrange personne et risque de s’amplifier avec le temps », nous a déclaré un habitant de la région. « Des fois, on assiste à des combats de rue entre jeunes pour une banale raison » a-t-il ajouté. Et afin de lutter contre ces fléaux qui ont fait ravage, l’association sportive récemment créée a pris une louable initiative d’organiser un tournoi de football, qui a rassemblé les jeunes des différentes régions de la commune, dans le but de créer un climat de compétition sportive et de communication. Selon le diction « quand la communication est absente la violence s’installe ». Le seul stade communal, nouvellement remis en état après plusieurs années d’abandon, a abrité pendant deux mois des matches de football, au grand plaisir des jeunes. Ce genre d’initiative reste malheureusement insuffisant, puisque le grand rôle revient aux autorités locales qui doivent prendre des mesures de prévention et des actions d’information destinées à sensibiliser les citoyens.
H. A.
