Un espace vital à l’abandon !

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La commune d’Ouled Rached accuse toujours un manque que seule la frange juvénile le ressent cruellement en matière d’infrastructures sportives et culturelles. Indubitablement, l’oisiveté conjuguée au chômage ne fait que livrer des centaines de jeunes dans cette vaste commune à toutes sortes de « vices ». A Assif lekhmiss, l’un des plus grands villages de cette commune, entourés par plusieurs autres villages, un centre culturel construit depuis des années est toujours à l’abandon. Dans ces villages les jeunes montagnards sont étouffés par un chômage endémique. Les sportifs et amateurs de l’activité culturelle sont livrés à eux même. Des footballeurs et musiciens notamment ont toujours été des dizaines à se distinguer dans cette région par leurs talents. Toutefois, il y a absence de stades de proximité de cybercafés, de lieux de loisirs et même de cafétérias ! Curieusement, que peut faire un jeune chômeur dans village ? « Prendre notre patience en main et attendre des lendemains meilleurs », résume Farid, 24 ans. Un centre culturel est à priori un lieu où la culture et le sport font bon ménage. Dans une région pareille, cette structure pourtant existante ne fait qu’accentuer la frustration des jeunes. Doter cette région enclavée d’un centre culturel au coût de centaines de millions pour maintenir ses portes fermés devant ces jeunes « est une contradiction flagrante et injustifiée », dira un autre jeune. Car ce centre est construit pour justement accueillir les jeunes, tous âges confondus, et animer une vie culturelle et sportive. Par ailleurs, il faut rappeler que ce centre a été dans un passé récent l’objet d’intrusion des quidams qui avaient essayé de voler son matériel et même un feu a été mis à l’intérieur et a failli le ravager. C’est simplement une conséquence de cet abandon. Dans l’attente « d’animer » ce centre, les habitants se demandent, agacés, à qui incombe la responsabilité de maintenir ce lieu fermé et en conséquence priver leurs enfants d’un espace de détente et de loisirs. N’est ce pas un coup de plus à encourager l’inculture ?

L. M.

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