Un vent de turbulence soufflera dans les jours à venir sur les établissements scolaires. Alors que les syndicats des enseignants ont suspendu récemment leur mouvement de grève, la Coordination nationale des corps communs et des travailleurs professionnels a décidé de monter au créneau
La coordination des corps communs et ouvriers professionnels, affiliée au syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) a annoncé une grève nationale de trois jours reconductible chaque semaine, à partir du 6 juin prochain.
Ce mouvement de protestation a été décidé à l’issue de la réunion des corps communs tenue le 16 mai dernier, en présence des délégués de 37 wilayas du pays.
Cette coordination a dénoncé vigoureusement » la fuite en avant du ministère de l’Education nationale » qui n’a pas, selon la même source, » daigné trouver des solutions concrètes à nos préoccupations « , lit-on dans le communiqué de cette corporation. » La marginalisation des corps communs est également à l’origine de ce mouvement de protestation « , a ajouté le communiqué. Les corps communs, à savoir les factotums, les techniciens de laboratoire, les agents de nettoyage et ceux de sécurité ont déploré le fait qu’aucune de leurs revendications n’a été prise en charge, à ce jour. Les revendication des corps communs et ouvriers professionnels se résument, rappelons-le, en » l’obtention du titre de travailleur de l’éducation, la révision de leurs grille de salaires, les primes de risque, l’augmentation de la prime de rendement à 40%, avec effet rétroactif, à partir de janvier 2008 « . Les corps communs exigent également » le droit aux formations et à la retraite après 25 ans de service, ainsi que la réduction du volume horaire de travail de cette corporation, le versement dans les plus brefs délais des rappels de ces travailleurs, et ce, avec effet rétroactif, et l’intégration des contractuels des corps communs à travers l’ouverture des nouveaux postes budgétaires « . Les revendications de cette coordination consistent aussi à » reclasser les travailleurs de l’éducation selon l’échelon qui leur garantira une augmentation des salaires, et à déterminer les tâches de cette corporation « . Il convient de rappeler que le nombre des corps communs est estimé à 516 341 travailleurs, dont 60% sont adhérants au syndicat national des travailleurs de l’éducation.
Lemya Ouchenir

