3000 DA par mois depuis…3 ans

Partager

Suite à deux tentatives de grève, de trois jours et d’une semaine, initiées par le conseil national des communes (CNC), affilié au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), entamés par les agents communaux, les fonctionnaires de l’APC d’Amizour, à l’instar des autres communes de territoire de la wilaya, ne veulent pas lâcher le mouvement de protestation et de revendication de leurs droits légitimes pour garantir une vie digne et meilleure. A cet effet, ils se sont mobilisés depuis le 09 mai courant, pour reprendre à nouveau le chemin de grève. Le taux de la grève a atteint un taux très élevé pour toucher tous les secteurs et les services qui dépendent de la municipalité entre autres, l’état civil , le parc et le magasin. Statut particulier, régime indemnitaire, intégration des vacataires et des contractuels, sont les points les plus revendiqués par les grévistes, qui vivent le calvaire, selon un fonctionnaire de l’APC. Sur deux cent quarante cinq agents (245) qu’enregistre l’établissement, la majorité d’entre eux ne sont pas encore intégrés dans l’activité professionnelle, ce qui veut dire qu’ils sont toujours face à la précarité et à l’emploi éphémère. Tel est le cas d’un fonctionnaire, qui nous a déclaré qu’il travaille depuis quatre ans, au service de l’état civil, avec un salaire minable de trois mille dinars (3000 DA), dans le cadre de l’emploi de jeune, « je travaille de huit heures jusqu’à seize heures trente quotidiennement, et je n’arrive même pas à garantir mon repas de midi avec ce salaire ». Un DEA en informatique, recruté dans le cadre du pré-emploi, souhaite pour sa part son intégration afin de mettre fin à son appréhension se retrouver sans emploi, après l’achèvement de ses deux ans de contrat. Ces deux exemples sont parmi tant d’autres (une centaine d’employés), qui souffrent en attendant leur titularisation. A souligner, que l’APC d’Amizour, est l’une des communes les plus démunies en matière de fonctionnaires, comparativement à d’autres communes, nonobstant son vaste territoire et le nombre d’habitants, afin de de revoir cette question en créant de nouveaux postes qui contribueront à l’absorption du chômage.

Atmane Mehdi

Partager