On ne soulignera jamais assez l’importance de l’école dans le dépistage des maladies et affections qui peuvent toucher les enfants, notamment dans les zones défavorisées où la couverture médicale est insuffisante. C’est souvent, en effet, le médecin du système scolaire qui soupçonne ou détecte le diabète, l’asthme, la gale, le souffle cardiaque et surtout les affections bucco-dentalaires. C’est lui aussi qui donnera les orientations pour des examens plus approfondis, ainsi que les conseils nécessaires en matière d’hygiène et de diététique. C’est pourquoi, le ministère de la Santé a prévu cette année un plan de prise en charge des maladies répandues en milieu scolaire, en renforçant notamment les unités de dépistage et de suivi à travers le territoire national. Cette année encore, la priorité sera donnée aux affections bucco-dentaires, notamment les caries, qui font des ravages parmi les plus jeunes enfants. Classée première maladie scolaire, la carie dentaire bénéficiera, cette année, d’une enveloppe de 1,5 milliard de dinars, avec l’objectif de l’éradiquer à court terme. D’autres maladies seront prises en charge, notamment les maladies contagieuses, comme la gale ou la conjonctivite. Des centaines de médecins seront ainsi mobilisés et exerceront à plein temps, dans les unités de dépistage : médecins généralistes, chirurgiens dentistes, psychologues… Plus que le dépistage ou le traitement, l’accent sera mis sur la prévention. Dans ce domaine, la participation de tous est souhaitable. A commencer par celle des enseignants qui auront à inculquer, aux petits comme aux grands, les règles de l’hygiène et de la vie saine.
S. Aït Larba
