Béjaïa Ils attandent l’application du protocole d’accord datant de 2006 – 38 retraités d’Alcost dans l’expectative

Des retraités de la société algérienne du costume, «Alcost» de Béjaïa, font depuis maintenant plusieurs années le pied de grue en attendant l’application d’une décision de leur reclassement en vertu d’un protocole d’accord datant du 31 octobre 2006, relatif au départ en retraite sans conditions d’âge et à la retraite promotionnelle.

Selon les termes dudit protocole, les 38 salariés d’Alcost – Béjaïa bénéficieront d’un «rajout de deux catégories supplémentaires avec effet rétroactif sur cinq ans». Une décision devant servir à l’élargissement de leur base de cotisation. Mais ce protocole d’accord est resté jusqu’à maintenant lettre morte, selon les principaux concernés, pour qui «la Direction d’Alcost s’est engagée noir sur blanc juste pour se soustraire à une astreinte journalière moyennant un quart du salaire de base». Ayant examiné l’affaire fin décembre 2008, le tribunal de Béjaïa a rendu un jugement en faveur des 38 retraités «lésés», en condamnant la société Alcost à octroyer aux intéressés «un rajout de deux catégories», conformément au protocole d’accord signé par les deux parties en date du 31 octobre 2006. Le tribunal de Béjaïa donne un délai de 15 jours au directeur de cette société pour l’application du jugement rendu. Mais en vain !

Face à la sourde oreille de la direction d’Alcost, les travailleurs partis en retraite demandent l’intervention des pouvoirs publics pour «mettre fin à leur calvaire», car, nous disent-ils cela y va de «leur survie». Pour ces retraités, le refus du directeur de la société Alcost de se conformer au jugement définitif du tribunal de Béjaïa constitue «une entorse aux lois et un abus de pouvoir et une violation de l’article 153 de la loi 90/11 régissant les relations de travail». Le tribunal de Béjaïa réexaminera l’affaire le 5 juin prochain.

D. S.