Tizi Ouzou Grève du SNAPAP – Suivi massif au nord de la wilaya

La grève de deux jours à laquelle a appelé le conseil national du secteur des communes, structure affiliée au syndicat autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), semble avoir eu l’effet escompté au niveau des huit communes du versant nord de la wilaya de Tizi Ouzou.

A Ouaguenoun, chef-lieu de daïra, seuls l’enregistrement des décès et le ramassage des ordures au niveau de la polyclinique ont été assurés comme service minimum, conformément à la loi en vigueur, selon les représentants de la section locale.  » En vertu de la loi 90-02 du 06 février 1990, relative à l’exercice de droit de grève, un service minimum pour l’enregistrement des décès et le ramassage d’ordures au niveau des structures sanitaires sera assuré « , peut-on lire dans un avis de grève placardé à l’entrée principale du siège de l’APC. A Boudjima dans la daïra de Makouda où le SNAPAP a fait son entrée dernièrement au sein du collectif des travailleurs, l’adhésion au mot d’ordre a été massive. Mêmes les agents exerçants au sein de l’antenne administrative d’Agouni Oufekous qui ont brisé la grève illimitée enclenchée le mois dernier, ont été cette fois de la partie, en répondant favorablement au débrayage auquel a appelé le syndicat autonome. Idem pour le chef-lieu de la daïra de Tigzirt et la commune d’Iflissen où le mouvement de débrayage a suscité une large adhésion au sein des fonctionnaires de l’administration locale.

Cette grève cyclique, faut-il le préciser, a été décidée lors du conseil national de cette structure syndicale tenu au début de ce mois. Pour rappel, ce mouvement de débrayage des communaux a pour principales revendications, la promulgation du statut particulier et le régime indemnitaire, la réintégration des syndicalistes arbitrairement licenciés, le respect des libertés syndicales et le droit de grève ainsi que l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90-11 relative au travail, considéré par l’ensemble de la corporation comme obstacle majeur à toute revalorisation salariale. Cet article faut-il le souligner, consacre l’intégration des indemnités et primes de toutes natures au salaire de base pour le calcul du salaire national minimum garanti (SNMG).

M. A. Tiaouinine