Qui peut sauver Zakaria ?

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La famille Ouahrani d’Amizour (Béjaia) ne sait plus à quel saint se vouer pour sauver son enfant Zakaria, 4 ans, d’une mort certaine

Zakaria est atteint d’une maladie rare appelée “maladie de Byler’’selon le dossier médical que le père nous a confié et nécessite une greffe du foie.

Ce syndrome qui touche le foie est classé maladie rare familiale qui apparaît dès la première année, de naissance chez les enfants issus d’un couple cosanguin, comme c’est le cas de Zakaria. Le père du malade, fonctionnaire, dit avoir frappé à toutes les portes dans l’espoir de trouver un écho favorable à son cri de détresse mais en vain. Des correspondances, dont nous détenons des copies, en témoignent. Destinataire, même le ministre de la Santé premier responsable de la santé des citoyens qui n’a pas jugé utile d’en donner une quelconque suite.

‘’Permettez moi Monsieur le ministre de vous demander de venir en aide à mon fils Zakaria atteint d’une maladie rare qui lui cause un prurit féroce jour et nuit’’, voilà le contenu partiel de l’écrit du malheureux père à M. Djamel Ould Abbas en date du 11 janvier de cette année, un cri d’alarme resté sans réponse.

Le président de la Commission nationale des droits des malades lui aussi destinataire d’une demande d’aide, n’a pas, non plus, daigné répondre au cri de détresse de cette famille.

Le seul responsable qui n’est pas resté insensible devant ce cas est le ministre de la Solidarité lequel répondra qu’il avait adressé une lettre aux services du ministère de la Santé sans suite hélas.

Cet enfant qui meurt à petit feu avait séjourné pendant plusieurs jours au service de pédiatrie du CHU de Hussein Dey (Ex-Parnet), où l’on a d’ailleurs diagnostiqué cette maladie de Byler qui nécessite comme traitement définitif une transplantation hépatique.

“A ce jour, la demande de prise en charge n’a pas été fournie par son médecin et mon fils est resté sans aucun traitement pour soulager ses souffrances’’ raconta le père qui se dit déçu du comportement du chef de service pédiatrique qui n’a jamais voulu le recevoir. Le père n’a pas omis de raconter dans ses correspondances ses démêlés avec ce service de pédiatrie de Parnet qui n’a pas trouvé nécessaire, selon lui , de délivrer ni une ordonnance médicale, ni encore un rendez- vous de contrôle ou carrément une prise en charge pour une éventuelle greffe qui reste le seul espoir de cet enfant qu’on ne peut accuser d’avoir choisi des parents proches.

Nadir Touati

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