A l’occasion de la fin de l’année scolaire, 21d’enfants atteints de trisomie ont été honorés, lundi dernier, au niveau de la salle des fêtes du Jardin secret, par l’Association nationale pour l’insertion scolaire et professionnelle des trisomiques (ANIT), section locale de Tizi-ouzou. C’est donc dans une ambiance bon enfant que les parents accompagnés de leurs progénitures se sont réunis pour fêter la réussite de leurs enfants. Ces touts petits, qui accomplissent leur scolarité dans des classes spéciales créées au sein d’écoles primaires ordinaires. «Une initiative rendue possible grâce à l’aide de la direction de l’éducation qui nous a facilité les démarches afin de scolariser ces enfants au sein d’une école publique», a déclaré Mme. Bourhame, membre fondateur de la section locale de Tizi-ouzou. Mais aussi aux efforts des membres de l’Association nationale pour l’insertion scolaire et professionnelle des trisomiques, activant aux quatre coins du pays. Au niveau de la wilaya de Tizi-ouzou, ce fut en février 2009 que la toute première classe spéciale adaptée aux enfants trisomiques, a été ouverte au sein de l’école primaire Saliha Ouatiki au chef-lieu de wilaya. Au début de l’année en cours, une autre classe de huit enfants a été créée au niveau du primaire Athmane Mohrane, dans la commune de Mekla. Ces enfants sont encadrés par une enseignante (orthophoniste) et une éducatrice, et suivent un cursus scolaire adapté. Le but tracé par cette action étant de permettre à ces petits enfants de côtoyer les autres petits dits normaux. Car leur s’épanouissent mieux «dans un milieu quotidien que dans un milieu spécialisé». Car dira-t-elle : «Cette frange de la société a tout autant droit à la scolarité à la santé que tout autre personne». Notre interlocutrice regrette toutefois de n’avoir que les subventions et cotisations des parents comme seule aide. «Malgré nos nombreuses sollicitations auprès des pouvoirs publics, nous n’avons bénéficié d’aucune assistance», déplore-t-elle. Une association bien active qui agit dans l’ombre, afin de changer les idées reçues et le regard porté à ces petits enfants. Faire comprendre aux gens en général, et aux parents en particulier qu’avoir un enfant atteint du syndrome de Down n’est pas une fatalité. Que ces enfants, pris en charge dès leur plus jeune âge, peuvent devenir indépendants. C’est ainsi que des journées de formation sont organisées afin de permettre une prise en charge effective de cette catégorie. La section locale de l’ANIT ambitionne d’ouvrir des classes similaires dans d’autres localités de la wilaya de Tizi-ouzou, à l’effet de recevoir le maximum d’enfants trisomiques. Elle projette aussi, après la réussite saluée de ces classes au niveau d’écoles primaires, de tenter une réinsertion en formation professionnelle pour les jeunes atteints du syndrome de Down (trisomie 21). Comme Ahcène et ses petits camarades, tous les enfants trisomiques ont droit à une scolarité digne de ce nom.
T. Ch.
