Le chef-lieu de la daïra de Maâtkas est dans tous ses états. En plus du mauvais état de la chaussée qui est, faut-il le préciser, à peine carrossable, il y a aussi l’absence de trottoirs, de bordures, d’avaloirs et d’espaces verts et de détente. Depuis le début des travaux du réseau de gaz naturel, il y a plus d’une année, le bitume a fini par disparaître en plusieurs endroits, créant, ainsi, des désagréments aux usagers et aux riverains, contraints de composer avec la gadoue en saison hivernale et avec la poussière en été. Quant aux automobilistes, leurs peines n’en finissent pas et les visites chez les mécaniciens sont fréquentes. A ce propos, un transporteur assurant la desserte entre Maâtkas et Souk El Tenine, fulminera : « Cette situation ne peut plus durer. Les instances concernées sont sommées d’intervenir et réparer la chaussée. Elle est impraticable, tout simplement. Le peu d’argent que nous réussissons à ramasser va droit au mécanicien et à l’achat de pièces de rechange. Plusieurs de nos collègues ont préféré changer de métier. Les pannes dues au mauvais état de la route, les impôts et le gazoil engloutissent nos maigres gains ». Questionné à ce propos, le P/APC, Mr Zalouk, répondra : « Concernant l’aménagement urbain, l’étude est finalisée et transmise à la wilaya depuis belle lurette, mais hélas, elle croupie toujours dans les tiroirs de la wilaya. Quant à la dégradation de la chaussée, nous avons à maintes fois mis en demeure l’entreprise qui a fait les travaux du réseau du gaz en vue d’une remise en l’état, hélas, elle ne fait qu’appliquer la politique de la fuite en avant ». Signalons que les embouteillages et les bouchons sont devenus fréquents et à longueur de journée.
Hocine T.
