S’il y a bien une commune qui souffre énormément des mauvaises prestations des services de l’Actel, ce ne peut être que la commune de Seddouk. En ville, la tonalité indispensable pour le bon fonctionnement de l’Internet et du fax est le plus souvent muette quand elle ne s’éclipse pas pour quelques jours, quelques semaines… et dans la plupart des villages, les abonnés ont carrément oublié l’usage du téléphone fixe. Les abonnés des quatre principaux villages (Seddouk Oufella, Seddouk Ouadda, Tibouamouchine et Ighil N’djiber), soit une population d’environ 4000 habitants privés pendant 4 longues années de l’usage de tous les services de la téléphonie fixe (téléphone, internet, fax, etc. ), ont cru devoir renouer avec ces commodités, des banalités ailleurs pour ainsi dire, en constatant les appels d’Actel d’Akbou lancés par voie d’affichage, les invitant à aller retirer gratuitement, en guise de réparation, les appareils du système de la téléphonie fixe par ondes WLL et annonçant par là même la mise en service de l’antenne de Béni Djemhour à laquelle ils sont désormais reliés. Pour ceux qui n’étaient pas abonnés auparavant, ils sont aussi informés de la disponibilité de ces appareils qui sont vendus à moins de 10 000,00 DA avec des facilités de payement pour ceux qui le désirent. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et dans ces villages, le sujet a été, pendant des jours, sur toutes les lèvres des citoyens, croyant encore bien sûr à la bienveillance de cet organisme. Mais ce rêve s’est vite transformé en cauchemar pour certains abonnés, car, si les premiers privilégiés qui se sont présentés au service commercial du central d’Akbou ont été gratifiés de ce précieux bijou, la majorité de ces abonnés est revenue bredouille. « Il est impensable, voire même impossible qu’un organisme étatique comme l’Actel fasse la pratique de deux poids deux mesures. Je me suis présenté à leurs services d’Akbou pour retirer l’appareil, le responsable m’a signifié que leur direction à Béjaïa leur a ordonné de cesser de délivrer gratuitement ces appareils aux anciens abonnés », témoigna un abonné qui ne décolère pas. En ville, les abonnés utilisant l’Internet ne sont pas du reste au bout de leur peine. Après avoir mis la clé sous le paillasson pendant 6 longs mois où certains ont abandonné carrément la profession, le mois d’avril passé, sans que personne ne s’y attende, la connexion a fait timidement son apparition et s’en va et revient au gré du jour. Les gérants des cybercafés qui tiennent encore le coup ont rouvert les portes au grand bonheur des internautes fatigués d’aller dans les villes limitrophes. Mais seulement, cette connexion très faible et instable leur est préjudiciable à plus d’un titre en faisant fuir la clientèle vers deux cybercafés de la place dont les gérants, las d’attendre l’Actel, ont abandonné le branchement par fil pour le système satellitaire jugé très efficace.
L. Beddar
