A quelques jours du mois de Ramadhan, le prix du poulet, vif ou vidé ne cesse de connaître une inflation conséquente.
En effet, avant-hier jour de marché hebdomadaire, le prix de ce volatile a connu plus de cinquante dinars de plus que le jeudi dernier. Il est affiché entre 250 et 290 Da alors que dans les boucheries, il est vendu jusqu’à 360 Da. Nous avons essayé d’avoir une idée sur cette brusque flambée. « Il nous revient trop cher. L’entretien d’un poulailler n’est pas aussi facile que certains le pensent. En plus de l’aliment qui augmente de jour en jour, il y a aussi d’autres pertes. La plupart des éleveurs ont perdu des centaines de poulets à cause de la canicule. Je crois que le prix de deux cent cinquante dinars est plus que raisonnable », nous a expliqué un éleveur que nous avons approché au marché de Draâ E -Mizan. Certains estiment que d’ici le début du mois de Ramadhan, il va encore subir une hausse considérable. « Vous savez, nombreux sont les éleveurs qui ont carrément fermé leurs poulaillers. Ils craignent tous la période des fortes chaleurs. Quand vous perdez une partie de votre élevage, je ne sais pas comment vous allez faire pour amortir cette perte. La plupart des éleveurs recourent à des prêts d’argent. Il vaut mieux sauter une saison que perdre tout ce que l’on gagne durant toute une année », a ajouté un autre qui affirme qu’il ne lui restait que quelques volatiles à écouler durant la première semaine du mois de carême. Avec toutes ces flambées que subissent les viandes blanches, les consommateurs ne pensent qu’à se rabattre sur la viande congelée. « Même la viande congelée n’est pas à la portée de tout le monde. Et puis, n’oubliez pas que nous sommes en été. C’est dangereux pour la santé surtout si la chaîne de froid n’est pas respectée », pense un client. En définitive, l’été n’est qu’à ces débuts, le Ramadhan est à nos portes, et le citoyen se trouve encore désarmé car d’autres grands rendez-vous l’attendent : fête de l’Aïd et rentrée scolaire.
Amar Ouramdane

