Une passerelle s’impose !

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La belle petite ville de Raffour, baptisée jadis par l’armée coloniale « l’étoile » et que d’autres appellent, sournoisement, « les toiles » en raison d’un camp de tentes réalisé pour accueillir les réfugiés Iwakuran, est constituée du Äarch Ouakour composé des deux villages, Ighzer et Taderth Lejdhid. La ville est traversée au milieu, dans le sens de la longueur, par la RN 15, voie empruntée quotidiennement par des centaines de femmes, enfants et personnes âgées qui s’exposent à un danger certain. Cela en plus des bouchons monstres, particulièrement en période estivale quand le trafic routier est multiplié par dix, embouteillages qui s’étalent sur plusieurs centaines de mètres des deux côtés de l’agglomération. En plus de la perturbation quotidienne de la circulation de cet important axe routier qu’est la RN 26, les centaines de véhicules, tous calibres et tonnage confondus, dont les moteurs tournent au ralenti, dégagent d’énormes quantités de gaz qui créent des vapeurs toxiques enveloppant cette ville qui enregistre, sans aucun doute, le taux le plus élevé de pollution de la wilaya. Ces émulsions de gaz sont aspirées par les étroites ruelles de la cité construites en élévation sur plusieurs niveaux. De plus, de nombreux commerçants qui squattent les trottoirs obligent les piétons à utiliser la chaussée. Cela contribue à l’aggravation des embouteillages et gare à ceux qui osent protester. Ici, on a les nerfs à fleur de peau et frôler un piéton ou le renverser, c’est prendre le risque d’être lynché. Pourtant, il aurait suffit d’une simple passerelle pour éviter, tant aux Iwakuran qu’aux usagers de la RN 15, tous les désagréments relatés, une passerelle qui permettrait aux citoyens, de cette ville de près de 10.000 habitants, de franchir en toute sécurité la route, de rétablir la fluidité du trafic routier et diminuer le taux de pollution. Au point où en sont les choses aujourd’hui, la réalisation d’une passerelle revêt le caractère de nécessité urgente et absolue, eu égard au climat infernal dans lequel vit la population à cause de cette pollution de l’environnement et du cadre de vie.

B. Y.

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