A Seddouk, les prétendants aux commandes de la municipalité jouent désormais à visage découvert après avoir activé auparavant dans les coulisses. Le secret de Polichinelle est levé et on s’en remet à la population à qui échoit le dernier mot. Pour les indépendants, le compte à rebours a bel et bien commencé et c’est la course effrénée pour nombre d’entre eux s’attelant à réunir les 484 signatures exigées par la loi dans la commune de Seddouk. Ils se démènent jour et nuit pour le recueil du nombre nécessaire afin qu’ils soient en conformité avec la réglementation avant la date fatidique du 4 octobre à minuit. En revanche, pour les partis politiques, le problème crucial auquel ils sont confrontés demeure dans la collecte des candidatures. Ils sont pris dans une sorte de tourmente entre les clans rivaux qui se livrent bataille. Parfois, ce sont deux listes dans un même parti qui tentent de gagner les faveurs de l’appareil. Les spéculations vont bon train autour de ces élections partielles et les commentaires ne manquaient pas dans les principaux cafés de la ville, notamment celui des frères Hidra fréquenté par les acteurs politiques. La majorité des prétendants semble y avoir installé provisoirement leur QG et les curieux ne sont pas en reste : ils sont là aux aguets pour recueillir la moindre information à colporter. Qui aurait imaginé qu’une commune rurale d’environ 20. 000 âmes attirerait autant de prétendants ? Au jour d’aujourd’hui, pas moins de 8 listes se confectionnent. Si le nombre en est resté là, la balance est bien pesée entre les partis qui se sont manifestés pour le moment (PT, FLN, FFS et RCD), et les indépendants avec quatre listes dans chaque camp. Le citoyen Lambada a du mal à comprendre que malgré la durée très courte du mandat de cette échéance électorale, il se manifeste une présence en force des listes des indépendants, car de toutes les élections qui se sont succédé, même au temps du parti unique, Seddouk n’a jamais connu une seule liste d’indépendants. Le nombre de 4 listes, s’il n’est pas d’ailleurs amplifié par d’autres, signifie-t-il la faillite des partis politiques dont certains n’arrivent même pas à finaliser leurs listes qui par guéguerre de prétendants, dont bon nombre cherchent à se positionner en tête de liste, qui par faute de candidats. Cette semaine sera déterminante pour connaître avec exactitude les listes des candidats, puisque la majorité des partis réuniront leurs troupes afin de trancher sur les différends qui les gangrènent et l’on saura davantage sur les indépendants qui ont pu atteindre la barre du nombre de candidats et des signatures imposées par la loi et ceux, le cas échéant, qui seront out.
L. Beddar
