Cette première édition placée sous le patronage de monsieur Benatallah, secrétaire d’Etat à la Communauté nationale de l’étranger et en partenariat avec le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, s’affiche comme le rendez-vous incontournable de la promotion immobilière, et un espace de rencontres entre les professionnels de l’habitat et les éventuels acquéreurs de biens immobiliers désireux d’investir en Algérie.
Sur 3138 m2 d’exposition, près de 80 exposants : promoteurs, agences immobilières, banques, organismes de crédit, avocats, notaires seront présents durant ces 2 jours pour vous aider à concrétiser votre projet immobilier en Algérie dans les meilleures conditions.
Par ailleurs, les visiteurs du Salon pourront aussi durant les 2 jours découvrir un village de l’artisanat algérien en rapport avec l’habitat afin de promouvoir le savoir-faire du pays. Farida Bacha, conseillère municipale et conseillère communautaire suppléante à la mairie de Saint-Etienne nous parle ici du salon et des objectifs assignés.
C’est ainsi qu’avec beaucoup d’assurance, évoque pour les lecteurs de La Dépêche de Kabylie, les motivations qui ont conduit à l’organisation pour la première fois de ce Salon, de son parcours et voies et moyens afin que l’exode des Algériens se fasse en sens inverse. Il est donc prévu plusieurs événements culturels et en particulier un village de l’artisanat en rapport avec l’immobilier. Une façon, pour Farida Bacha, de valoriser notre pays à travers un événement qui est d’abord de connotation économique.
Enfin, il est à souligner que tous les moyens matériels et humains nécessaire sont mis pour faire de ce Salon une grande réussite. Gageons, en ce quoi nous concerne, que ce Salon permettra à notre communauté installée dans l’Hexagone d’avoir un aperçu des possibilités d’investissement dans notre pays. “En achetant un bien en Algérie, il est plus simple d’y retourner», résume celle qui croit de toutes ses forces que ce Salon drainera à coup sûr un grand monde.
Propos recueillis par Ferhat Zafane:
La Dépêche de Kabylie : Quel est l’objectif assigné à ce Salon et avec quels moyens, matériel et humain, comptez- vous y parvenir?
Farida Bacha : Je tiens à rappeler que l’Algérie est le seul pays du Maghreb à ne pas organiser de salon de l’immobilier en France et que paradoxalement notre communauté est la plus nombreuse. C’est fort de ce constat que nous avons décidé de remédier à cette situation.
L’objectif de ce salon est donc triple : Il est d’abord économique puisqu’il offre une réponse complète à tous les algériens intéressés par un investissement en Algérie. Ainsi sont réunis sur le même espace, des professionnels de l’immobilier, des banques et des juristes. Nous avons estimé à 50 millions d’euros le montant des transactions sur ces 3 jours.
Le qeuxiéme objectif est de favoriser un retour au pays pour tout ceux qui le souhaitent et en particulier pour ceux qui veulent créer des entreprises en Algérie mais aussi pour ceux qui ont fui l’Algérie pendant les années noires. En achetant un bien en Algérie, il est plus simple d’y retourner quand on se sent prêt. Les Algériens restent attachés à leur pays et beaucoup veulent garder une attache avec leur mère patrie. Enfin, nous souhaitons montrer l’Algérie sous toutes ces facettes. Nous avons donc prévu plusieurs événements culturels et en particulier un village de l’artisanat en rapport avec l’immobilier. Ainsi, il s’agit de valoriser notre pays à travers un événement qui est d’abord économique.
Tous les moyens matériels et humains nécessaire sont donc réunis pour faire de ce salon une grande réussite.
Arriver à convaincre les cadres algériens installés en France et ailleurs pour s’installer en Algérie est loin d’être une sinécure, vous en convenez, je l’espère. D’où puisez- vous la force de croire que cela reste possible ?
Je suis née en France et j’ai grandi avec le mythe du retour au pays. Mon père fait partie des personnes que la France est venue chercher dans les années 1950 pour travailler dans les usines de métallurgie de la Loire. Il nous a élevés en nous transmettant les valeurs de sa région, la Kabylie et l’amour de l’Algérie. Je crois que le chemin inverse est possible car tous les éléments semblent réunis pour.
D’autres tentatives ont été faites de par le passé et qui sont restées vaines. Y a-t-il, à votre avis, un changement en Algérie, à même de convaincre l’élite algérienne à tenter le chemin inverse ?
L’Algérie est un pays qui a énormément changé en 10 ans. La sécurité y est revenue dans la totalité du territoire même s’ il reste quelques cas isolés. Cela est rassurant pour tous les algériens pour un retour. Par ailleurs, tous ont pu constater le développement des infrastructures. Que ce soit les routes, les autoroutes, le réseau ferroviaire, les transports en commun… mais aussi la volonté des autorités à développer le pays. Les conditions semblent réunies pour un retour des cadres algériens mais aussi pour tous les algériens qui souhaitent participer au développement du pays. L’Algérie a un potentiel qu’aucun pays du Maghreb ne peut revendiquer. C’est ce potentiel qui me fait croire au retour des cadres et des créateurs d’entreprises algériens.
Nous sommes à moins de trois mois de l’ouverture de ce salon. Où en sont les préparatifs et quels sont les premiers échos recueillis parmi la communauté algérienne établie en France ?
La communauté algérienne est dans l’attente d’un tel événement. L’accueil est plus que favorable puisque nous avons enregistré 600 demandes d’invitations sur notre site : www. algerie-immobilier. fr
avec des demandes d’achat nombreuses.
Il s’agit d’un événement unique qui va permettre aux promoteurs algériens de proposer leurs biens à une communauté au pouvoir d’achat élevé. Beaucoup d’Algériens qui investissaient dans d’autres pays du Maghreb vont pouvoir acheter un bien en toute sécurité dans leur pays.
Vous attendez-vous à une forte participation ? Si oui, pourquoi ?
Oui c’est certain! La communauté algérienne est estimée à 4 millions de personnes en France et est en attente de tel événement. De plus, nous avons reçu le soutien de plusieurs ministres pour cette initiative qui met en valeur notre pays.
L’initiative est fort louable, ceci est indéniable. Mais pensez-vous que les conditions sont réunies en Algérie pour recevoir l’élite algérienne ?
L’élite algérienne demande la même chose que les élites des autres pays c’est à dire des conditions favorables pour s’épanouir. Elles semblent réunies aujourd’hui donc il n’y a pas de raisons pour ne pas la voir rentrer au pays.
Pour clore cet entretien, avez- vous un mot à adresser à nos lecteurs ?
Je voudrais dire que l’Algérie est en pleine mutation et elle ne peut gagner et relever le défi du XXIe qu’avec un peuple uni. Ce salon est la preuve que les Algériens de l’étranger souhaitent aussi participer à ce développement et sont prêts à investir dans leur pays.
F. Z.

