Dénonçant un lancement dans la “précipitation” du nouveau plan de circulation, le FFS a accusé la direction des transports de la wilaya de Tizi Ouzou et des “‘lobbies de transports privés” de “prendre en otage” la population. Dans une déclaration de sa fédération de Tizi Ouzou, le FFS pense que les citoyens vivent, aujourd’hui, le “calvaire dans un élément vital de leur quotidien : le transport. ”
Le Front des Forces Socialistes (FFS) a fustigé hier, le climat d’instabilité sociale qui règne au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, dans une déclaration diffusée par la fédération de Tizi Ouzou, il est indiqué qu’après “l’euthanasie de la région par sa mise en sous-développement par les calculs avérés, et l’anomie générée par les lobbies et les réseaux de l’informel, de la drogue et de surcroît, le phénomène du kidnapping qui trouve en cette région une terre de prédilection exacerbée par une récupération politique placide et sans âme, revoilà la région sous l’étau enserrant du duel grèves-émeutes et autres occupations de place, rues et routes”.
Pour le parti d’Aït Ahmed, cette situation se dévoile comme » un énième complot » pour » entretenir la terreur » dans la région de Kabylie. Le FFS cite, à cette effet, la cruciale et épineuse question de la grève des transporteurs privés comme l’illustration de cette » prise d’otage » de la population, une situation qu’il met sur le dos de » lobbies du transport privé » dans un contexte » d’absence » d’une » entreprise d’Etat » à même de réguler les perturbations. Même si elle est tardive, la réaction de la fédération du FFS à Tizi Ouzou concernant le problème de la mise en service du nouveau plan de circulation prouve la tournure » politique » prise par l’échec ayant marqué le lancement officiel des nouvelles mesures.
Une réaction qui vient, également, au moment où des sources proches de l’Exécutif de wilaya, évoquent avec insistance la colère et les multiples réserves exprimées par le premier magistrat de la wilaya en direction des responsables du secteur des transports à Tizi Ouzou.
Pour le plus vieux parti de l’opposition en Algérie, la situation ne fait que » s’enliser » qui ne connaît pas de dénouement » ni le ministre, avec ses parties méprisantes à l’égard d’une région souffre-douleur qu’est la Kabylie, ni la wilaya avec ses rencontres à huis clos sans lendemain, ni l’Assemblée populaire de wilaya sous la houlette d’une coalition hybride RCD-FLN, puisque le plan de transport ainsi appliqué a eu le consentement complice de la commission aménagement du territoire en accord avec la direction de wilaya de transport « .
Pour le FFS de Hocine Aït Ahmed, le transport, au lieu de constituer un baromètre de mesure de santé et la prospérité économique d’un Etat est » transformé » en un moyen de » persécution, de représailles » prenant, selon le FFS, en otage une population » déjà meurtrie face à un climat délétère » conjugué à » l’inhibition totale » de la puissance publique. Sur un autre volet, les rédacteurs de la déclaration estiment que la ville de Tizi Ouzou retrouve » un climat vivable » qui est à mettre, selon le FFS à » l’actif des bonnes actions qu’il faille à tout prix sauvegarder.
Dans ce sillage, il est fait référence à la mesure portant délocalisation de la gare routière, elle-même disuette. Cet acte est jugé par le FFS comme » nécessaire » et » impératif » qui impose des prérequis.
Le parti de Hocine Aït Ahmed a déploré le fait que, jusque-là ; les conditions de la réussite d’une telle initiative ne sont pas encore réunies » la condition sine qua non réside en un plan de transport dûment établi, débattu de concert avec les élus APW et approuvé par l’institution elle-même « .
Les multiples problèmes nés justement de la mise en œuvre de cette mesure est vue, au FFS, comme une preuve de » l’immaturité du projet lui-même « , relevant , dans ce sens, le manque de commodités basiques au niveau des nouvelles gares.
La fédération du FFS à Tizi Ouzou, a, dans le même document, dénoncé le système de » gestion par l’urgence ». Estimant que la ville des Genêts a besoin du changement de sa physionomie environnementale, infrastructurelle et fonctionnelle, le parti d’Aït Ahmed pense que Tizi Ouzou a » besoin de cette bouffée d’oxygène qui permettrait le départ des artères de la ville de centaine de bus et de fourgons de toutes marques et calibre « .
Le FFS juge, ainsi, la dernière compagne de nettoyage de la ville de Tizi Ouzou comme une action » venue tardivement » qui prouverait que » ce qui était impossible hier, devrait être possible aujourd’hui » craignant que cela ne soit » qu’une campagne éphémère. » .
Omar Zeghni

