Les travaux tardent à voir le jour

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Les travaux du projet d’aménagement urbain au chef-lieu de la commune de Tizi N’Tléta dans la daïra des Ouadhias qui date de plusieurs années, ne sont toujours pas lancés. En Effet, les habitants du centre-ville et les usagers subissent nombre de désagréments à cause de l’état déplorable de ce chef-lieu. Il est à rappeler qu’un projet visant l’amélioration de l’état des lieux a été prévu et l’appel d’offres a été lancée depuis déjà deux mois : «La réalisation de ce projet d’aménagement est attendue avec impatience dans notre commune car les locataires souffrent le martyre à cause de l’état lamentable du chef-lieu, du fait des nids de pouls et des crevasses qui parsèment la chaussée sur une longueur de près d’un kilomètre. Nous avons à maintes reprises demandé aux services de la wilaya (DUC) de lancer les travaux, mais cela reste au stade des promesses», a déclaré un élu en colère contre les services concernés. Pour rappel, les citoyens ont eu recours à des manifestations pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie. «Les habitants du chef-lieu ont le droit de protester et de réclamer l’amélioration de l’état des lieux, mais ces demandes ne relèvent pas de mes prérogatives. Nous avons effectué l’étude qui est estimée à coup des milliards. Et ce projet a été laissé dans les tiroirs de la DUC depuis des lustres. «Notre mairie est déficitaire et n’a d’autre source que les subventions de l’Etat. Elle ne bénéficie que de deux milliards par an, une somme qui est insuffisante pour réaliser des projets d’envergure, mais consacrée plutôt pour la concrétisation des opérations urgentes. Concernant le plan de l’aménagement urbain, nous avons entrepris des démarches pour son lancement, ce qui n’est toujours pas le cas malheureusement», ajoute M. Hocine Souam, le P/APC de localité. Ce dernier nous informe également que le projet de réalisation du stade communal est en souffrance : «Ce fameux projet, inscrit dans les projets de wilaya et destiné aux jeunes de la commune, est à la traîne. Ses travaux ne sont toujours pas entamés. Devant un tel retard, nous avons procédé aux travaux de terrassement et de l’axe menant à l’intérieur sur le budget communal. Comment faire pour réaliser ce projet de sept milliards de centimes ?», dira le maire. Dans tous les cas de figure, les citoyens ont le droit à une vie décente, digne de ce nom. Mais cela ne peut se réaliser avec la maigre cagnotte dont bénéfice la commune. Les élus font des pieds et des mains pour arracher ces projets en vue de satisfaire les citoyens.

Mouloud Zerbout

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