Ce n’est un secret pour personne que Tizi Ouzou, la capitale du Djurdjura et de surcroît ville universitaire, manque d’infrastructures culturelles. Il y a bien une maison de la culture et un théâtre régional qui se sont remis en activité ces dernières années, mais cela reste insuffisant pour une ville de l’importance de Tizi Ouzou et pour une population dont l’engouement pour la chose culturelle est connu de tous. Les quelques infrastructures, comme les cinémas, ont fermé leurs portes depuis longtemps et les stocks des bibliothèques qui peuvent encore fonctionner sont dérisoires… Pas de grands espaces culturels, pas de musées ou de bibliothèques d’importance, même les centres culturels étrangers, à l’exemple du Centre culturel français, très fréquenté dans le passé, ont fermé leurs portes ! Le programme quinquennal initié récemment par le gouvernement, en faveur de la culture, est une véritable bouée de sauvetage pour la ville et la wilaya. Ainsi, entre 2005 et 2009, ce sont 14 salles de lecture sont programmées ainsi qui, une bibliothèque régionale, de l’envergure de la Bibliothèque nationale du Hamma à Alger, et d’un musée régional. Cette dernière mesure est salutaire quand on sait que de nombreuses pièces archéologiques, mises au jour dans différents sites de la région, sont disposées n’importe où et donc exposées à la dégradation ou au voI. Le plan prévoit aussi la création d’un centre de recherche dans le domaine des études archéologiques et historiques. Enfin, il est question de réhabiliter les salles de cinéma, à l’abandon depuis plusieurs années, et donc dans un état avancé de délabrement. Voilà qui va réjouir les amoureux du livre, du cinéma et de l’histoire, les amis du savoir et de la culture.
S. Aït Larba
