Le village de Ouadhias Tribune à quelque cinq kilomètres du chef-lieu de la commune des Ouadhias et qui compte plus de 4 000 habitants, accuse plusieurs carences qui empêchent les villageois de mener une vie décente.
En effet, le bureau de poste dont la structure remonte à l’ère coloniale a été vandalisé et n’a pas rouvert ses portes depuis. Cette agence postale demeure ferme au grand malheur des usagers, notamment les personnes âgées, qui sont contraints de se déplacer au chef-lieu pour faire un simple retrait. «J’ai fait 5km pour venir ici et je suis contraint de faire la chaîne devant les guichets pour que je puisse retirer mon argent. A mon âge et avec mon état de santé je ne peux plus rester debout pour très longtemps», fulminera un septuagénaire du quartier Thikiouecht. Un autre habitant enchaîne dans le même sillage : «Nous ne comprenons pas pourquoi les autorités ne rouvrent pas le bureau de Ouadhias tribune». Les mêmes habitants ont soulevé une autre carence dont ils souffrent et qui a trait à l’indisponibilité du réseau Internet. Pourtant, ils n’ont pas cessé d’interpeller les services d’Algérie Télécom, en vain. Mais pour se faire, il faut d’abord raccorder le village au téléphone fixe. Cela reste au stade des promesses faites depuis des lustres. «L’Internet est le seul moyen pouvant sortir notre bourg de son isolement puisqu’il est actuellement le meilleur moyen de communication avec des tarifs moins chers. C’est aussi un excellent outil de recherches pour les étudiants», dira un jeune étudiant.
Mouloud Zerbout

