La ligne du chemin de fer Alger-Annaba, traverse l’agglomération du chef-lieu de la commune d’Ahnif, de part en part, la divisant en deux parties nord et sud. De part et d‘autres se trouvent des habitations et des équipements publics. On y retrouve le siège de la mairie, le CEM, la seule école primaire, l’agence postale, la maison de jeunes, le centre de santé pour ne citer que cela, du côté sud. Ainsi soumise à la traversée de la voix ferrée quotidiennement et fréquemment, la population consciente des dangers qu’elle encourt, notamment pour ses enfants et les vieillards a, plus d’une fois, sollicité la réalisation d’une passerelle et d’un pont pour joindre les deux rives. Des demandes dans ce sens ont été exprimées auprès des autorités, de même que dans les colonnes de la presse. Le maire qui doit avoir pris ce danger au sérieux pour en faire une de «ses préoccupations majeures» a promis d’y remédier, mais à ce jour, les choses restent en l’état, faisant toujours planer ce danger sur des habitants, dont le nombre est en constante progression au fil des ans. Un constat malheureux de voir une population en mouvement dans un cadre figé. «N’est-il pas temps de relancer le projet de la passerelle que nous n’avons cessé de réclamer avant qu’une catastrophe se produise», nous dit Karim, un habitant de la cité appréhendant la rentrée sociale qui déversera les élèves et les collégiens sur la voie de tous les risques.
Mohand Meghellet
