Le texte sera prochainement soumis à l’APN

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Il entamera son exposé par un aperçu sur les difficultés qui parsèment le parcours des PME dans leur quête des financements, des contraintes liés (inhérentes) aux entreprises et aux banques. Du côté des PME, il est à relever la défaillance dans le mode gestion, empreint d’un manque de professionnalisme et d’esprit d’entreprendre, la difficulté d’accès aux technologies nouvelles et faiblesse des diffusion des procédés techniques performants, mais aussi un autre écueil de taille à l’éclosion d’une PME : la difficulté d’accès au foncier industriel,…Quant aux contraintes relatives au secteur bancaire, l’intervenant du ministère des Finances, notera entre autres, la visibilité réduite sur les possibilités de réussite des projets en l’absence d’études sectorielles et de marché, le problème de fiabilité des sûretés notamment en matière de réalisation des garanties et la sous-capitalisation fréquentes des projets. Dans un autre chapâtre, l’orateur évoquera le volet relatif aux instruments du financement bancaire des PME/PMI. Ainsi, ce sont 2 650 projets d’investissements qui fait l’objet, en 2004, de financements bancaires pour un montant global de 160 milliards DA environ (hors ANSEJ et agriculture). « Ce qui atteste, assure-t-il, de l’implication soutenue des banques dans le financement de la PME ». Les carences en fonds propres des PME ont incité les banques à développer des instruments de financement adaptés aux besoins de ces entreprises. Il s’agit notamment du leasing avec la création de deux sociétés sous formes de filiales : Salem pour le leasing agricole et ALC pour le leasing immobilier. Il indiquera en outre que les banques publiques développent actuellement le leasing pour les entreprises qui disposent de capacités d’apport de fonds propres. Les autres instruments sont le capital investissement et le capital risque. La société de capital investissement a pour objet la participation dans le capital social et toutes opérations consistants en des apports en fonds propres et en quas-fonds propres dans les entreprises en création, en développement, en transmission ou en privatisation. Le secrétaire général du ministère des Finances, indiquera à ce sujet qu’un projet de loi relative à la société de capital investissement a été élaboré par le ministère des Finances. « Ce texte a été examiné en Conseil des ministres et a été inscrit à la prochaine session de l’APN », a-t-il encore précisé. Aussi, des textes d’application découlant de ce projet de loi, ajoutera la même source, sont en préparation pour définir les conditions d’octroi de l’autorisation d’exercice de l’activité et les critères de compétence et de professionnalisme des dirigeants de ces sociétés. Il mentionnera également le projet de création d’une société de capital risque (filiale de la Sofinance en partenariat avec des institutions financières étrangères) et le renforcement du rôle de la Finalep (filiale du CPA et BDL avec des institutions financières étrangères). La même source notera qu’en septembre 2005, les banques publiques ont été autorisées par leur assemblée générale, à entreprendre des démarches nécessaires pour la constitution d’une société de capital à risque par la création d’une filiale. Ce qui leur permettra, ajoutera-t-il, d’accroître l’offre de financement en direction de la PME. Et concernant les dispositifs d’appui au développement de la PME/PMI, le responsable du ministère des Finances, soulignera que « le soutien à l’investissement des entreprises par l’Etat occupe une place importante notamment avec la mise en place de fonds d’accompagnement, d’incitation fiscale et la création d’une institution chargée d’assurer les crédits à l’investissement (le FGAR et la Caisse de garantie des crédits d’investissement CGCI). Cette dernière, créée en avril 2004 et qui verrait son démarrage effectif à la fin de cette année, a pour objectif de garantir le remboursement d’emprunts bancaires contractés par les PME au titre du financement d’investissements productifs de biens et de services portant sur la création de l’extension ainsi que le renouvellement d’équipements de l’entreprise. Outre le financement bancaire, signalera l’intervenant, les PME ont la possibilité de s’orienter vers les marchés financiers pour puiser les ressources qui leur sont nécessaires. Des représentants étrangers, canadiens, marocains, français et tunisiens, experts dans le domaine du financement des entreprises ont eu à prendre la parole au cours de cette rencontre pour faire part de leur savoir-faire en la matière.

Elias Ben

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