Le charte offre une dernière chance aux terroristes

l « Si les terroristes ne quittent pas le maquis, nous irons les faire descendre ». Cette phrase-clé a été prononcée deux fois par le ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat, lors du meeting qu’il a animé hier en fin d’après-midi à la salle IHC de Boumerdès. Avant son intervention sur les vertus de la réconciliation nationale, il dira en gros que les Algériens sont prêts à pardonner aux terroristes qui veulent se repentir. Déjà en 1999, on s’est accepté mutuellement lors de la mise en branle du processus de concorde civile, a-t-il rappelé. Et d’indiquer que « la réconciliation est la seule voie qui reste à emprunter pour effacer toute trace de haine ». Le haut commis de l’Etat s’appesentira ensuite sur l’importance du retour progressif de la sérénité dans le pays. « N’était le rétablissement de la situation sécuritaire, l’Algérie n’aurait jamais pu sortir de l’isolement, y compris par les pays voisins », a-t-il souligné. Interprétant moult versets coraniques à sa manière, il ajoutera plus loin que la charte de paix initiée par le chef de l’Etat « nous réconcilie avec le Bon Dieu et le peuple algérien ». Pour les « égarés », il offre « une dernière chance de repentance », sinon « les gendarmes vont monter jusqu’à eux pour les faire descendre avec des klash ». Mais il s’attaquera aux partisans du boycott du référendum en leur promettant la malédiction du peuple. Commentant ce passage, certains présents estiment que le ministre a outrepassé ses droits. « Mots déplacés, dérive », a-t-on susurré. Car personne ne peut imposer aux citoyens l’attitude politique à adopter, a-t-on argumenté. Le ministre, lui estimera que le vote pour cette charte ouvrir la voie à l’eradication de la corruption et le règlement d’autres problèmes socio-économiques.

Salim Haddou