L’immeuble réalisé en extension du siège de l’APC de M’Chedallah, commune chef-lieu de daïra à une quarantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, reste partiellement inexploité dans la mesure où, composé de trois niveaux, seul le rez-de-chaussée est occupé par les services de l’état civil. Deux autres niveaux, soit plus de 66 % de l’immeuble, bien qu’équipés en mobilier de bureau et de toutes les commodités, attendent leur exploitation, dont personne ne comprend les raisons du retard de leur occupation. Un retard d’autant inexplicable que le siège actuel de la commune souffre de l’exiguïté et de l’encombrement qui gagneraient à être absorbés par le transfert de certains services vers le nouveau bâtiment. Un tel résultat ne s’est pas fait attendre au niveau du service de l’état civil depuis le déménagement vers le rez-de-chaussée de la nouvelle extension, d’une partie de ses services qui sont dédiés à la délivrance notamment des pièces établies au vu du livret de famille, tels que l’extrait de naissance annexe 13, les fiches individuelle et familiale, l’attestation de résidence et la légalisation de signatures et des photocopies. L’ancien service s’en trouve d’autant soulagé et une nette amélioration des prestations est perceptible au grand bénéfice des citoyens qui se voient servir l’acte de naissance annexe 12, principalement cause de tous les encombrements, dans un climat détendu, rendu possible par ailleurs, par le renforcement en moyens humains, avec pas moins d’une dizaine de guichets, et l’introduction d’un tableau électronique pour l’affichage des numéros d’ordre de passage des usagers. Ainsi donc cette amélioration visible et perceptible qui tarde à se matérialiser pour les autres services, logés et gérées dans des conditions pour le moins que l’on puisse dire difficiles, est appelée de tous les vœux des fonctionnaires et des citoyens. «Qu’attendent les autorités pour sa mise en exploitation, d’autant que l’extension est programmée, réalisée, dans le seul but d’améliorer les prestations et l’image du service public local», s’interroge un citoyen. Une amélioration dont on ne manque pas de faire mention dans la fiche technique justifiant l’inscription du projet, mais qui reste otage des lenteurs, ou de considérations des plus futiles, parfois de simples mésententes entre les représentants des institutions locales, sensés veiller à l’intérêt collectif.
Mohand Meghellet
