Dans un récent article, nous avions signalé la lenteur de l’avancement des travaux sur ce projet, dont les concepteurs ont misé sur la mise en service pour la prochaine rentrée 2011/2012.
La réaction des responsables directement concernés ne s’est pas fait attendre avec la mise sur pied de plusieurs commissions d’inspection qui ont effectué des sorties sur ce site en vue de redynamiser le rythme des travaux et être au rendez-vous avec la date butoir. La dernière en date étant celle de ce jeudi chapeauté par la secrétaire générale de la wilaya, accompagnée des responsables des services techniques en charge du suivi du projet. C’est auprès d’une source proche de ces services techniques qu nous apprendrons que l’entreprise détentrice du marché a échappé de justesse à la résiliation pure et simple, après que 3 sous-traitants intervenants sur ce projet ne se soient engagés à mettre les moyens humains et matériels nécessaires pour rattraper le retard, sinon le réduire. Notre source pense cependant que quel que soit le nouveau rythme qu’on donnerait à l’avancement des travaux, la livraison de ce CEM connaîtrait sans aucun doute un retard, par rapport aux délais fixés, mais que l’espoir de sa mise en service pour l’année scolaire 2011/2012 reste entier. Un état de fait confirmé par le wali, vendredi dernier, lors de sa tournée d’inspection dans la région. A souligner cependant que ces dates butoirs et la réaction tardive des services en charge du suivi des travaux débouchent sur une course contre la montre, particulièrement concernant ce genre de projets névralgiques sur lesquels se focalisent de nombreux regards, y compris sur le volet politique, font que le reste à réaliser se fait toujours dans la précipitation, pour ne pas dire dans l’affolement. C’est à partir de cet état d’esprit que le «bâclage» s’érige en règle incontournable avec des opérateurs passés maîtres dans l’art du maquillage, dont les carences n’apparaîtront que plusieurs années plus tard. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent avec des infrastructures qui affichent des dégradations généralisées, qui commencent à se manifester avant que la période de garantie n’arrive a terme. Les plus apparentes pour ne pas dire les plus spectaculaires apparaissent au niveau de l’étanchéité. Rares sont d’ailleurs les édifices étatiques qui échappent au phénomène des infiltrations des eaux de pluie. Pourtant la législation dans ce domaine et le code des marchés n’ont pas lésiné sur les gardes- fous et les mesures de sécurité en introduisant quelques closes dans l’élaboration du cahier des charges (marché), telle que la garantie décennale et les retenues de garanties.
Oulaid Soualah

