Séminaire sur l’enseignement du français

Le lycée mixte « Saïd-Hamdani » de Draâ El Mizan abrite depuis ce lundi, et cela pendant trois journées, le séminaire sur l’enseignement, du français à l’école primaire. En effet, c’est au total 76 institutrices et instituteurs des deux circonscriptions de Tizi Ghenif qui sont entrés en conclave sous l’encadrement de leur inspecteur, en l’occurrence M. Mechtoub. Questionné au sujet des objectifs de cette rencontre, M. Mechtoub, nous déclare qu’elle vise avant tout à faire la lecture et l’analyse du programme de la troisième année primaire. Ainsi, les enseignants sont invités d’abord, dans un premier temps, à un travail d’explication qui se déroule dans l’enceinte de l’amphithéâtre de l’établissement d’accueil puis dans un second temps à un travail pratique, plus laborieux, en groupes, afin de s’imprégner d’ores et déjà sur les réalités de la classe. Par ailleurs, au cours de notre entretien, M. Mechtoub, l’inspecteur pédagogique des deux circonscriptions, nous rappelle que ce séminaire n’est que la continuité du programme de la deuxième année primaire organisé au cours de l’année scolaire écoulée, d’autant plus que ces deux premières années constituent le socle premier des apprentissages de la lecture pour l’enfant. Durant ces deux années consécutives, l’élève construit ses apprentissages à l’oral comme à l’écrit dans un même continuum. En outre, selon le même responsable, les nouveaux programmes de l’enseignement du français au primaire proposent une pédagogie de projet où il est demandé aux enseignants de travailler sur l’approche par compétence, c’est-à-dire que la langue doit être au service de la communication. Au demeurant, cette nouvelle approche place l’élève au centre de l’acte pédagogique et le fait participer de manière responsable au processus de son apprentissage. Pour leur part, si les enseignants sont satisfaits du déroulement de ce séminaire qui a été bien préparé sur tous les plans avec, notamment, une assez bonne documentation, il n’en demeure pas moins que ce qui les attend sur le terrain est tout autre. « C’est bien beau d’avoir de jolis livres, une riche documentation, de tracer des objectifs radieux mais est-il possible pour un instituteur qui a, à sa charge, toute une école, à savoir les élèves des 2ème, 3ème, 4ème, 5ème et 6ème années sur le dos, de faire un travail convenable en sachant que pour tous ces enfants, tout est basé sur la répétition ? », n’hésitent pas à nous confier plusieurs enseignants.

Essaïd N’aït Kaci