Dans le passé on pouvait compter sur les bouts des doigts le nombre de vendeurs illégaux activant à Aomar, tellement il ne venait même pas à l’esprit des jeunes de se rabattre sur cette activité.
Certes, le commerce informel ne se présente pas dans la même ampleur qu’à Lakhdaria, Kadiria ou autres localités de la wilaya de Bouira, mais il n’en demeure pas moins qu’il commence à s’installer, y compris dans les zones dites rurales. A titre d’exemple, la placette située sur les hauteurs et culminant à 350m de Tizi Larbaâ, avoisinant l’huilerie moderne et le campement militaire, où un aménagement en roseaux a été installé pour approvisionner les passagers en fruits et légumes, ou encore la bicoque, montée en un temps record devant l’école primaire Ali Ou Taleb, commercialisant également les produits agricoles. Une activité est néanmoins très remarquée, la vente de matériaux de construction, tels le sable, la poudre pour revêtement des murs et la brique, ce commerce est plus dynamique sur ce tronçon de la RN25 qu’au chef-lieu de la commune d’Aomar. Cette activité informelle s’est surtout installée à Aomar Barrière, du fait de l’implantation sur les lieux de logements collectifs des fonctionnaires des établissements, scolaires et administratifs. Ce qui a tout de suite suscité l’intérêt des clandestins, lesquels ont pris position dans le secteur regroupant la cité Bouiri Kaci, le bureau de poste et la polyclinique, pour écouler les produits agricoles exposés dans des véhicules utilitaires. Même constat sur l’arrêt de bus et de taxis desservant Draâ El Mizan qui n’accueillait, au départ, qu’un vendeur de poisson et un autre de tabac, mais qu’a très vite rejoint un autre, en contre bas de la cité Sadi Moussa. Tous ces produits agricoles, que la population Aomar ne pouvait acheter que dans deux points de vente à proximité de la ligne ferroviaire, sont à présent disponibles, en abondance, depuis l’installation de 8 autres marchands ambulants. Cela sans compter ceux opérant sur la RN5.
A. Chérif

